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Du champ au sachet : la petite fabrique de plantes d'Antoine Lachambre

Du champ au sachet : la petite fabrique de plantes d'Antoine Lachambre

Un article rédigé par Jean-Luc Léglise / Emmanuel Soufflet - RCF Lorraine Meuse, le 2 septembre 2026 - Modifié le 6 septembre 2026
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À Deuxnouds, Antoine Lachambre a fait le pari des plantes aromatiques et médicinales. Sur quatre hectares et demi, cet ancien apprenti ethnobotaniste devenu producteur cultive une quarantaine d'espèces, qu'il transforme lui-même en tisanes, huiles essentielles, bonbons ou gels de plantes. De la serre au séchoir, en passant par les réseaux sociaux et les tests gustatifs improvisés avec les enfants du village, plongée dans une exploitation où l'on ne s'ennuie jamais.

Antoine LachambreAntoine Lachambre

Antoine Lachambre est producteur de plantes aromatiques et médicinales à Deuxnouds, sur 4,5 hectares où il cultive une quarantaine d'espèces (plantes aromatiques et petits fruits). Après une formation en ethnobotanie qui n'a pas débouché, il s'est réorienté vers l'agriculture — un choix naturel, étant fils d'agriculteur — en se spécialisant à partir de 2014 via des expériences en Anjou, Allemagne, Espagne et en Nouvelle Aquitaine, avant de revenir s'installer sur un bout de la ferme familiale.

La production : Sur la vingtaine de plantes valorisées (cassis, sureau, verveine, thym, estragon...), tout est cultivé sur place — seuls le sucre et les emballages sont achetés. Les produits finis sont variés : tisanes en vrac, huiles essentielles, bonbons, gels de plantes, et bientôt des aromates de cuisine.

La filière expliquée étape par étape :

  • Multiplication : une serre pour ses propres plants, complétée par des achats chez des fournisseurs spécialisés (Farmazat en Allemagne, Agrosem à Marseille)

    La serre

  • Culture : mécanisation sur mesure (désherbage, binage), matériel parfois bricolé ou adapté avec l'aide d'un garage agricole local ; peu de traitements, homologués bio
  • Transformation : deux séchoirs (dont un grand de 25m² pour le thym, séché en 4 jours), station de tri mécanique avec jeux de grilles adaptés à chaque plante
outils de tri
  • Créativité : développement de nouvelles recettes de bonbons (fabriqués par un confiseur prestataire), testées sur des "cobayes" — ses neveux et des groupes d'enfants du centre aéré
bonbons

La commercialisation : Clientèle principalement de particuliers (marchés, foires, magasins de producteurs), très peu de revente en gros. Antoine mise beaucoup sur les réseaux sociaux, moins chers qu'une pub classique, pour fidéliser les clients rencontrés une seule fois (touristes, contacts éloignés en Anjou, à Toulouse, en Allemagne...). La vente en ligne reste toutefois encore marginale dans son chiffre d'affaires.

Antoine évoque des opportunités de stages et d'emploi (transformation agroalimentaire, horticulture, communication) pour les jeunes en BTS, et un projet de bio-certification des bonbons qui nécessiterait d'investir dans une confiserie dédiée.

Contact : contact@aromatica.bio  et sur le site : https://aromatica.bio/ 

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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