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Yannick Bestaven, l'océan comme source d'inspiration

Yannick Bestaven, l'océan comme source d'inspiration

Un article rédigé par Alice Dgc - Radio Notre Dame, le 21 mai 2026 - Modifié le 21 mai 2026
PortraitYannick Bestaven, l'océan comme source d'inspiration

Skipper de renom et vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven se livre dans ce nouveau numéro de Portrait. Des côtes de son enfance aux tempêtes du Grand Sud, il raconte comment ses rêves d'aventurier sont devenus sa réalité. Un entretien sur la solitude, la protection des océans et la transmission, où le marin explique pourquoi l'échec est souvent le premier pas vers la victoire.

Couverture du livre "L'océan, ma source d'inspiration"Couverture du livre "L'océan, ma source d'inspiration"

L’appel du large : une enfance face à l’horizon

Tout commence sur le bassin d’Arcachon. Pour Yannick Bestaven, l’océan a toujours été synonyme de liberté. Dès son plus jeune âge, porter son regard vers l’horizon, là où l’on ne voit pas le bout, a fait naître en lui une soif d’aventure. Inspiré par les grands marins comme Éric Tabarly ou les pionniers de l’aviation, il a très tôt cherché le dépassement de soi. Pour lui, « les rêves ne meurent jamais », et c’est en s’y accrochant qu’il a tracé sa route.

Dans son dernier ouvrage "L'océan, ma source d'inspiration", Yannick Bestaven ne se contente pas de retracer sa victoire. À travers des chapitres marquants comme « L’appel du large », il revient sur cette force invisible qui le pousse vers l'horizon depuis l'enfance. Pour lui, ce livre est un moyen de partager une philosophie de vie : celle où « les rêves ne meurent jamais ». Il y dévoile les coulisses de ses exploits, mais livre surtout une réflexion profonde sur la résilience. En partageant ses victoires comme ses échecs, il montre comment l'expérience de la mer peut devenir un moteur d'innovation et de conscience écologique pour chacun d'entre nous.


Le Vendée Globe : entre ombre et lumière

Remporter le Vendée Globe en 2021 était un objectif qui lui semblait presque inatteignable. Pourtant, il l'a fait. Au micro de RCF Notre Dame, il revient sur cette aventure hors du commun : la découverte de la beauté sauvage des mers du Sud, mais aussi la dureté de la course, marquée par le sauvetage de Kevin Escoffier. Il se souvient avec émotion de son arrivée aux Sables-d'Olonne, où malgré le contexte sanitaire, la chaleur du public l’attendait.


Pour tenir le coup en solitaire, Yannick a dû faire des choix radicaux : partir sans photos de ses proches. « Il ne fallait pas que mon cerveau soit tenté de revenir sur terre », confie-t-il, expliquant le besoin d'éviter toute zone de confort pour rester concentré sur sa tâche.


Un témoin privilégié de la santé des océans

En tant que marin, Yannick Bestaven est aux premières loges des changements climatiques. Convaincu que l’océan est le « poumon de la planète », il met son sport au service de la science. En installant des balises dans les zones peu fréquentées, il permet aux scientifiques d’analyser la température et la salinité de l’eau. Son message est clair : nous avons la chance de jouir de ces paysages, il est de notre devoir de les protéger, notamment contre la pollution plastique.


La résilience comme leçon de vie

Le parcours de Yannick est aussi une école de l’échec. « Pour gagner, il ne faut pas avoir peur de perdre », affirme-t-il. Pour lui, les courses perdues ont été les meilleurs enseignements pour ses victoires futures. Cette résilience, il l’applique aussi à l’ingénierie puisqu’il a développé, avec son associé Matthieu, un hydrogénérateur pour rendre les bateaux plus autonomes et propres.


Aujourd’hui, le rêve de Yannick Bestaven a changé de visage : il veut transmettre. Son défi pour 2028 est d'accompagner un jeune skipper pour qu'il prenne le départ du prochain Vendée Globe à la barre de son bateau. Un projet porté par des valeurs fortes, notamment le soutien à l'association « Les Invincibles » qui lutte contre la maladie de Charcot.

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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