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One Ocean Summit : l'ONG Sea Shepherd appelle à une vraie approche écosystémique de la pêche
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One Ocean Summit : l'ONG Sea Shepherd appelle à une vraie approche écosystémique de la pêche

Un article rédigé par Ronan Le Coz - RCF Finistère, le 11 février 2022  -  Modifié le 9 janvier 2024

Sea Shepherd appelle à changer d'approche en matière de pêche. Pour l'ONG, il existe une forme de pêche légale qui représente déjà de la surpêche.

Lamya Essemlali, de l'ONG Sea Shepherd, au One Ocean Summit - ©OneOceanSummit - Amelie Laurin Lamya Essemlali, de l'ONG Sea Shepherd, au One Ocean Summit - ©OneOceanSummit - Amelie Laurin

Les images avaient choqué : l’ONG Sea Shepherd a porté plainte mardi, à Lorient, contre le navire suspecté d’avoir rejeté des milliers de poissons morts dans le golfe de Gascogne en fin de semaine dernière. Le Margiris, un chalutier-congélateur pélagique, a expliqué avoir pris trop de merlans bleus ce qui aurait entraîné la rupture du chalut. Selon Sea Shepherd, la consommation de poisson a doublé au niveau mondial depuis 50 ans. L’ONG pointe en particulier du doigt la pêche industrielle de merlan pour faire du surimi ou des farines de poisson pour les élevages industriels.

Une approche écosystémique est nécessaire

Mercredi, au One Ocean Summit de Brest, Lamya Essemlali a appelé à changer ce système. Pour la présidente de Sea Shepherd France, il existe une forme de pêche légale qui est déjà de la surpêche. "On n'a pas une approche écosystémique. En fait quand on fixe les quotas aujourd'hui, on a oublié les prédateurs marins. On a oublié qu’il y a des dauphins qui ont besoin de manger, et la surpêche sur les poissons pélagiques pousse aussi les dauphins à la famine ! Il y a des études qui sont parues sur des dauphins échoués en Irlande. Jusqu'à 20 % de ces dauphins échoués étaient en fait morts de faim !", a déclaré Lamya Essemlali.

Pour Sea Shepherd, le mot clé est le « partage ». "L'océan n'est pas notre garde-manger  exclusif, il y a une vie marine qui a besoin de tout ce qu'il y a dedans ! Tous nos excès, nos besoins superflus prennent le pas sur les besoins vitaux des espèces dont, par ailleurs, nous dépendons. Tout est imbriqué et il faut absolument qu'on change notre regard sur l'océan, qu'on apprenne à partager avec le reste du vivant et qu'on ait un peu plus de considération pour ces autres espèces que nous considérons uniquement pour l'instant comme des « stocks » et comme de la ressource. Quand on aura une approche plus respectueuse du vivant et du monde marin, je pense que cela ira mieux pour tout le monde, pour nous, pour les générations futures, et aussi pour les pêcheurs !"

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