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Les cafés fraternels pour agir contre la précarité
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Les cafés fraternels pour agir contre la précarité

Un article rédigé par Marine Samzun - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 9 juin 2022  -  Modifié le 3 novembre 2023
Au cœur de la cité Les "cafés fraternels" à Aix pour agir contre la précarité

Lancés en mai dernier à Aix-en-Provence par les bénévoles du Secours Catholique, le réseau des "cafés fraternels" a pour objectif de mettre en lien des consommateurs généreux avec des personnes en précarité.  

Chaque commerçant aixois peut adhérer au réseau des "cafés fraternels" Chaque commerçant aixois peut adhérer au réseau des "cafés fraternels"

Dans la tradition napolitaine, un "caffe sospeso" permet à un client qui entre dans un bistrot de payer deux cafés : l'un pour soi, et l'autre pour un client démuni qui en fera la demande ultérieurement. Sur ce modèle se sont développés les "cafés suspendus" un peu partout en France. C'est en s'inspirant de cette tradition qu'est né le réseau des "cafés fraternels" à Aix-en-Provence, une intuition des bénévoles du Secours Catholique, qui effectuent des maraudes auprès de personnes en précarité. 

 

"Changer de regard sur les personnes en précarité"

 

"Je me suis demandé comment ces personnes pouvaient retrouver de la dignité pour qu'elles puissent se reconstruire", indique Guy Willermoz, à l'origine de l'initiative. En associant des commerces, l'idée est de pouvoir faciliter un accès à des denrées alimentaires, mais aussi une réinsertion dans le tissu social. Marqué d'un sigle "café fraternel", les établissements partenaires sont visibles des personnes en précarité qui peuvent venir y consommer un café, mais aussi un plat, un sandwich ou un dessert, réglés à l'avance par des consommateurs sensibilisés. 

 

La proposition a spontanément séduit certains commerçants aixois, comme Diana Bassil, gérante d'un traiteur libanais. "Ca va de soi, on est tous frères et soeurs, on a cette exigence de s'entraider", déclare celle pour qui la solidarité est devenue vitale pour la survie de son pays natal. A l'instar de Diana, 10 commerçants aixois ont également accepté de faire partie du réseau "cafés fraternels". "Selon moi, cela répond à un besoin de faire du bien autour de soi", analyse Guy Willermoz, qui voit dans cette initiative un moyen concret d'exercer sa générosité au quotidien. L'objectif de la démarche : "changer de regard sur les personnes en précarité", poursuit le bénévole, qui espère déployer le projet dans une trentaine d'établissements partenaires à Aix-en-Provence. 

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