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Le RAIL : un toit pour les demandeurs d'asile
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Le RAIL : un toit pour les demandeurs d'asile

Un article rédigé par Martin Pinguet - RCF Hauts de France, le 23 janvier 2024  -  Modifié le 23 janvier 2024
Tous frères • RCF Hauts de France Le RAIL : un toit pour les demandeurs d'asile

En attente d'une réponse de l'administration, les demandeurs d'asile se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes. Le RAIL, réseau d'accueil d'immigrés lillois leur offre un toit pour quelques semaines.

Djibril, Bénédicte, Cyrille et Loïssa Djibril, Bénédicte, Cyrille et Loïssa

"J'ai ouvert ma porte et c'est l'humanité tout entière qui est entrée chez moi". Cette phrase publiée sur le site du RAIL résume bien l'esprit du réseau. Né en 2012 de la volonté de plusieurs associations lilloises. Une trentaine de familles de la métropole lilloise accueillent toute l'année des demandeurs d'asile chez eux pour un mois. 

 

"Notre job c'est essentiellement de les nourrir et les loger" résume Cyrille, bénévole au RAIL depuis 2015. Avec sa compagne Bénédicte, ils accueillent chaque année plusieurs exilés dans leur grande maison de Lille-Fives. "Il faut aussi leur consacrer du temps. On ne peut pas les laisser seuls lors d'examens médicaux très importants par exemple" explique Bénédicte. Pour les démarches administratives ce sont les bénévoles du RAIL qui prennent le relais.

 

Je me suis tout de suite sentie en sécurité

 

Loïssa était enceinte lorsqu'elle est arrivée chez Cyrille et Bénédicte. Le coup de foudre a été immédiat. "Ils ont été adorables dès le départ. Je me suis tout de suite sentie en sécurité" se rappelle avec bonheur celle qui a fui le Cameroun en 2019. Elle a ensuite obtenu une place en centre d'hébergement à Beauvais, puis son statut de réfugiée en 2021.

 

Une famille multicolore

 

L'engagement de Cyrille est né en 2015. "On voyait des jeunes dormir dehors partout dans Lille. On ne pouvait plus ne rien faire" se souvient-il. Depuis il a accueilli une quinzaine de personnes chez lui. "Et nous n'avons jamais regretté" tient à ajouter Bénédicte. Djibril est une des premières personnes accueillies chez Cyrille et Bénédicte. C'était en 2016, après avoir fui la Guinée. "J'ai du traverser le Mali, l'Algérie, la Tunisie puis la Méditerranée et l'Italie avant d'arriver ici" se remémore le trentenaire, maintenant papa de trois petits garçons. "Mais chez Cyrille et Bénédicte j'ai retrouvé la force de continuer et de ne pas lâcher"

 

Depuis son passage chez Cyrille et Bénédicte, Loïsssa est devenue maman. Sa petite fille Geburah, a 3 ans. "Elle passe nous voir de temps en temps et on prend des nouvelles" sourit Bénédicte. Idem pour Djibril. "Lorsque Aboubakar [ndlr : le fils de Djibril] est né j'en ai parlé partout autour de moi. C'était du même ordre que la naissance de mon petit-fils" explique la maman d'adoption avec encore des étoiles dans les yeux. "Je crois que j'aime bien cette famille multicolore" conclue-t-elle. 

 

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