JavaScript is required
Accueil
Grand Poitiers plante des forêts pour préparer le territoire au climat de demain

Grand Poitiers plante des forêts pour préparer le territoire au climat de demain

Un article rédigé par Noémie de Lajudie - RCF Poitou Vienne, le 23 janvier 2026 - Modifié le 23 janvier 2026

Planter des arbres, recréer des forêts, redonner de la place au vivant : et si c'était une des réponses concrètes aux défis climatiques ? À Grand Poitiers, la communauté urbaine s’engage dans une politique ambitieuse de végétalisation des villes et des espaces périurbains. À travers des chantiers participatifs, des choix écologiques assumés et des soutiens régionaux comme le Fonds Nature de Nouvelle-Aquitaine, ces initiatives locales font germer l’avenir.

plante ta forêt: un chantier participatif proposé à Grand Poitiersplante ta forêt: un chantier participatif proposé à Grand Poitiers

Sur une ancienne peupleraie, les agents de la communauté urbaine de Grand Poitiers se retrouvent pour l’opération « Plante ta forêt ! », en présence de la maire de Poitiers, Léonore Moncond’huy. Quelques mois plus tôt, les peupliers qui occupaient la parcelle ont été abattus pour des raisons d’entretien.  Une coupe qui aurait pu laisser place à une friche, mais qui a rapidement été suivie d’un projet de renaturation.
« Très rapidement, une opération de replantation a été mise en place. C’est essentiel pour éviter que ces espaces ne deviennent des zones mortes », souligne la maire, bottes aux pieds et pioche à la main, avant d’inviter les participants à se lancer.

Léonore Moncond'huy , maire de Poitiers, une élue de terrain!

 


Un chantier participatif pour apprendre et agir ensemble


Sur 3 300 m², 2 064 plants doivent être installés. Une vingtaine d’essences différentes, choisies pour leur adaptation aux sols humides, mais aussi pour leur capacité à résister aux stress climatiques futurs.


Pour qu’une plantation réussisse, il faut copier la nature » Thomas Rodier le responsable de la Direction Nature et Biodiversité .


Répartis en binômes, des agents venus de tous les services – y compris des finances – creusent, plantent, échangent.
« Ce n’est pas mon métier habituellement, mais participer à un projet commun comme celui-ci, c’est vraiment motivant », confie Léa Grimaud .
Au-delà du geste écologique, le chantier devient un moment de transmission, de cohésion et de reconnexion à la nature.

Léa Grimaud et Romain Girault, salariés à  Grand Poitiers venus prêter main forte


De la peupleraie à la forêt vivante, véritable alliée du climat

Historiquement, ces parcelles étaient des prairies. Elles ont ensuite été boisées de manière expérimentale par l’INRAE avant de devenir une peupleraie, un modèle productif, mais peu performant écologiquement.
« Une peupleraie, ce n’est pas une forêt. Elle capte mal l’eau l’hiver et assèche les sols l’été » précise Thomas Rodier. Diversifier les essences, enrichir les sols en matière organique, laisser la nature reprendre ses droits : ces choix permettent de créer des écosystèmes plus résilients. Ainsi Aulnes glutineux, fusains d’Europe, troènes, noisetiers, noyers ou encore pommiers sauvages composent désormais cette nouvelle jeune forêt, qui intégrera aussi une vocation fruitière. L’objectif est avant tout  de transformer cet espace en véritable éponge naturelle, capable d’absorber l’eau lors des crues et de la restituer en période sèche. Un enjeu crucial dans ce secteur proche du Clain, marqué par de fortes inondations, comme celle de 1982 où le niveau de l’eau avait atteint 5,60 mètres.

Des peupliers ne reste qu'une « chandelle » comme on les appelle dans le jargon technique. Un tronc d’arbre mort mais laissé volontairement car il abrite toute une diversité d'organismes. Dans un écosystème efficace et résilient, vie et mort  se côtoient et échangent.

 

une chandelle conservée, tronc d'arbre mort utile à la biodiversité

Une politique publique engagée 


Cette opération, d’un coût de 54 000 euros, s’inscrit dans une stratégie plus large. Chaque année, Grand Poitiers consacre 500 000 euros à la plantation d’arbres. Le territoire bénéficie également de soutiens financiers, notamment de la Région Nouvelle-Aquitaine via l’appel à projets Nature et Transition, ou de fondations partenaires. Au cœur de cette dynamique, le Plan Canopée de Grand Poitiers : une initiative non réglementaire, portée par les 40 communes de la communauté urbaine, qui compte 75 mesures pour préserver le patrimoine arboré, étendre la couverture végétale et mieux gérer les eaux pluviales dans les territoires urbains et périurbains.
Redonner ensemble une place au vivant

Thomas Rodier , direction Nature et biodiversité


Les parcelles comme celle-ci sont classées en Espaces de biodiversité préservée. Des espaces publics, ouverts à la promenade, à la pêche, à la découverte, pensés comme des refuges pour la faune et la flore, aux portes de la ville. « Redonner sa place à la nature, c’est aussi embarquer les habitants dans cette ambition », rappelle Léonore Moncond’huy. Végétalisation de façades, micro-vergers, chantiers citoyens : à Grand Poitiers, la transition écologique se fait ensemble.
Planter une forêt n’effacera pas à elle seule les crises climatiques. Mais, à l’image du berger de L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono ce sont la patience, la diversité et l’engagement collectif qui, peu à peu, redonnent vie aux territoires.

La direction Nature et biodiversité et le Plan Canopée à la manœuvre pour replanter cette parcelle.
 

Avec RCF en Nouvelle-Aquitaine, près de chez vous, des femmes et des hommes agissent pour l'écologie intégrale et partagent ce qui nourrit leur engagement.
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Commune Planète (Nouvelle-Aquitaine)
Avec RCF en Nouvelle-Aquitaine, près de chez vous, des femmes et des hommes agissent pour l'écologie intégrale et partagent ce qui nourrit leur engagement.
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.