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De l'électricité verte avec des mégots à Marseille
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De l'électricité verte avec des mégots à Marseille

Un article rédigé par Nina Pavan - Dialogue RCF (Aix-Marseille),  -  Modifié le 2 février 2022
Commune Planète (Aix-Marseille-Provence) Valoriser les mégots en circuit court à Marseille avec Recyclop

Abdès Bengorine a fondé à Marseille l'association Recyclop qui récupère et incinère les mégots de cigarettes pour les transformer en électricité. Accompagné de Paola Sgro, bénévole devenue salariée de l'association, ils nous présente l'action de Recyclop à Marseille. 

Abdès Bengorine et Paola Sgro de Récyclop, un oeil sur la planète ©Robert Poulain Abdès Bengorine et Paola Sgro de Récyclop, un oeil sur la planète ©Robert Poulain

Les mégots représentent 40% des déchets présents en mer Méditerranée. Faut-il le rappeler, la mer la plus polluée au monde.

Ce petit déchet, qui parcourt facilement des centaines de kilomètres au gré des vents, contient environ 2500 produits chimiques et contamine à lui seul jusqu'à 500 litres d'eau.

Créée officiellement en 2015 l'association Recyclop est née d'un constat : les mégots de cigarettes envahissent nos plages, nos espaces naturels et nos fonds marins. Abdès Bengorine a décidé d'agir, en ramassant tous ces mégots mais aussi en les revalorisant.

Recyclop s'est spécialisée, en s'appuyant sur un centre d'incinération industriel Spur Envrionnement à Rognac , sur l'incinération des mégots pour produire de l'électricité.

Pour Abdès Bengorine transformer les mégots en matériaux recyclés (comme des bancs ou de l'isolant) ce n'est pas idéal. La matière recyclée reste un matériau polluant, que les futures générations devront gérées. Recycler ces mégots cela voudrait aussi dire les envoyer dans des usines à l'autre bout du pays,en Bretagne précisément, Recyclop a choisi le circuit court et la destruction contrôlée de ce déchet.

Inclure le fumeur dans un processus vertueux

Abdès Benrogine le sait bien, puisqu'il est lui-même fumeur, la communication doit se faire de manière positive et ne pas stigmatiser en permanence les fumeurs. "Oui, le fumeur fait partie du problème, mais il peut faire partie de la solution."

A ce propos, pour Abdès Bengorine et Paola Sgro, interdire purement et simplement de fumer dans l'espace public c'est "déplacer le problème ailleurs". Des espaces dédiés seraient plus appropriés.

C'est d'ailleurs le cas à Marseille puisque certaines plages sont désormais interdites aux fumeurs "ça je le comprends, il y a des enfants, des gens qui veulent profiter de la plage, mais il faut aussi permettre aux fumeurs d'exister et de les inclure dans une démarche qui respecte l'environnement."

 

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