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Cyclone à Madagascar : une mission humanitaire bouleversée

Cyclone à Madagascar : une mission humanitaire bouleversée

Un article rédigé par Mathilde Charnolé - RCF Charente-Maritime, le 18 mars 2026 - Modifié le 18 mars 2026
Paroles de solidaritéAude-Marie, en mission à Madagascar avec les Missions Etrangères de Paris

Le 10 février 2026, le cyclone Gezani a frappé Tamatave, sur la côte est de Madagascar, laissant derrière lui un paysage dévasté et de nombreux sinistrés. Aude-Marie Boudy, volontaire des Missions Étrangères de Paris, raconte son expérience et son engagement auprès des populations touchées. Une mission humanitaire au cœur de l’urgence et de la solidarité.

Aude-Marie en mission à Madagascar Aude-Marie en mission à Madagascar

Un cyclone impressionnant : vent violent, arbres par terre et sol qui tremble 

Le mardi 10 février, le vent et la pluie ont frappé Tamatave avec une violence inouïe. Aude-Marie Boudy, présente sur place depuis décembre 2025 pour un volontariat d’un an, décrit une nuit effroyable : « À 18h, les premiers arbres sont tombés, le sol tremblait sous nos pieds », raconte-t-elle. Avec des rafales atteignant jusqu’à 270 km/h, les toits, les arbres et les infrastructures ont été arrachés, obligeant les habitants à se réfugier dans des bâtiments sécurisés. Les jeunes du voisinage ont trouvé protection chez les volontaires, illustrant déjà une solidarité spontanée face à la catastrophe.

Des dégâts qui ont engendré des besoins urgents

Le lendemain, le spectacle était apocalyptique : routes barrées, échoppes détruites, quartiers inondés. Les habitants témoignent d’une intensité jamais connue. Plus de soixante morts et 800 blessés ont été recensés. Les missions humanitaires et le diocèse ont rapidement organisé des distributions de nourriture, d’eau et de kits de survie. Malgré l’arrivée de dons internationaux, le coût des biens a flambé, rendant l’accès aux ressources difficile pour la population.

Une mission humanitaire réorientée par l’urgence de la situation 

Initialement en charge d’un projet carcéral nommé Touloutanana, Aude-Marie voit sa mission profondément bouleversée. La prison, gravement endommagée, ne permet pas toujours l’accès aux détenus. Elle concentre désormais son action sur la distribution alimentaire, le nettoyage des infrastructures et l’aide aux familles vulnérables, notamment les jeunes mères. Chaque jour, les volontaires affrontent des conditions difficiles : rationnement de l’eau, alimentation limitée et hygiène précaire, tout en poursuivant l’accompagnement des populations les plus fragiles.

Solidarité et humanité au cœur de l’action

Malgré l’ampleur de la catastrophe, un esprit de solidarité s’installe entre les habitants et les volontaires. Les jeunes femmes détenues, par exemple, trouvent un soutien précieux dans les ateliers de réinsertion et les échanges avec Aude-Marie. Les missions étrangères de Paris et le diocèse coordonnent les aides et veillent à ce que l’assistance arrive directement sur le terrain. Pour soutenir cette action, une cagnotte a été créée : cyclonemadagascar.fr, garantissant que les dons parviennent aux populations sinistrées.

 

RCF en Nouvelle Aquitaine
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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