À la découverte du Geopark Transmanche
Du Cap Blanc-Nez sur la côte d’Opale aux falaises de Douvres au Royaume-Uni, ce site du Geopark Transmanche a la particularité d’avoir une histoire géologique exceptionnelle. Il a officiellement déposé sa candidature pour obtenir le label Unesco de Geopark mondial.
Cap Blanc-Nez Crédit Anne Henry RCF Hauts de FranceIl y a bien une explication autour de la réalité du Geopark Transmanche. Lorsqu’on remonte à 450 000 ans, la France et l’Angleterre étaient deux territoires reliés par une barrière de craie naturelle qui s’étendait de Douvres à Calais. Les hommes et les animaux pouvaient y circuler. Le réchauffement de la planète va occasionner un bouleversement géologique avec ses corollaires. Il va modifier le paysage en y laissant de spectaculaires falaises blanches. C’est ainsi que
l’Angleterre s’est séparée de nous pour devenir une île et la Manche est apparue
rapporte Hélène Dehouck animatrice Geopark Transmanche au sein du Parc naturel Régional des Caps et Marais d’Opale.
Malgré la séparation de la Manche, cet ensemble géologique franco-anglais reste unique. Il constitue aujourd’hui le Géopark Transmanche, qui s’étend jusqu’aux marais de l’Audomarois. Et pour gérer cet héritage de la nature, une coopération est en place entre le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale en France et le Kent Downs National Landscape en Angleterre.

En quête du label UNESCO
Le Geopark Transmanche aspire au label « Geopark UNESCO ». À travers sa labélisation, il rejoindra plus de 200 parcs géologiques repartis dans une cinquantaine de pays. Une occasion de valoriser et de préserver ce trésor géologique et son contenu, afin de favoriser sa plus grande connaissance, comme le souligne Hélène Dehouck :
Grâce au Geopark, cela permet d’inciter le grand public à connaître ce qui se passe sous leurs pieds, pour comprendre ce qui se passe sous leurs yeux.
Des impacts écologiques
En raison de sa biodiversité, le Geopark Transmanche se caractérise par sa richesse écologique. La faune et la flore sont fournies, selon le témoignage de Hélène Dehouck :
On retrouve sur ce territoire une mosaïque de milieux naturels comme les falaises, les coteaux calcaires, la forêt, le bocage, les zones humides, la partie marine avec le détroit. Un terrain riche avec des habitats rares au niveau mondial.
Et sur ce territoire du Geopark, d’autres richesses écologiques sont observables. Hélène soutient qu’« on retrouve 50% des fleurs aquatiques de la Région des Hauts-de-France et plus de 260 espèces d’oiseaux et d’animaux ». Par ailleurs, la labellisation - si elle est acquise - pourra être un moyen de valorisation et de préservation de cette propriété géologique. Considérant aussi le fait que la géologie n’est pas un sujet forcément accessible au plus grand nombre, parce que d’ordre scientifique, Hélène Dehouck rappelle une finalité du Geopark qui est « de rendre accessible ce contenu scientifique, de faire en sorte que le grand public puisse mieux comprendre ce patrimoine géologique et le lien qu’il est possible de faire entre patrimoine géologique et les autres patrimoines ».
De quoi permettre de voir dans le projet Geopark Transmanche une contribution pour apprendre à découvrir les merveilles de la géologie, et accueillir la biodiversité et sauvegarder notre patrimoine. Réponse de l’Unesco prochainement.



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