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Violences conjugales et blessures familiales, avec Marie Nimier et Sarah Jollien-Fardel
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Violences conjugales et blessures familiales, avec Marie Nimier et Sarah Jollien-Fardel

Un article rédigé par Christophe Henning - RCF, le 27 octobre 2022  -  Modifié le 17 juillet 2023
Au pied de la lettre Violences conjugales et blessures familiales

La vie de famille est souvent comparée à un refuge, mais elle peut être très violente. Pour en parler Christophe Henning reçoit Marie Nimier, auteure de "Petite sœur" (éd. Gallimard), et Sarah Jollien-Fardel, auteure de "Sa préférée" (éd. Sabine Wespieser).

Marie Nimier et Sarah Jollien-Fardel Marie Nimier et Sarah Jollien-Fardel

On dit trop facilement que la famille est un refuge : elle peut être aussi le lieu de véritables drames. Il n’y a alors pas d’autre solution que de fuir, de chercher ailleurs l’aide et le soutien qui font vivre.

Sa préférée

Dans la famille de Jeanne, la vie est devenue insupportable. La violence paternelle est telle qu’elle n’a qu’une idée, c’est s’échapper, alors même que sa mère, sa sœur, restent entre les griffes de l’agresseur. Jeanne s’en sort, même si elle ne peut s’empêcher à sa place, qu’elle laisse vide : c’est pourtant encore et toujours sa famille. Sa préférée, de Sarah Jollien-Fardel, est publié par Sabine Wespieser.

C'est le premier roman de Sarah Jollien-Fardel, arrivée en flèche dans cette entrée littéraire pour décrocher le prix Fnac. Sélectionnée au premier tour du Goncourt et du Femina qui l'ont lâchée, elle est toujours en lice pour le Goncourt des lycéens. L’histoire se passe, chez elle, dans le Valais, en Suisse ; c’est aussi une histoire universelle.

Petite soeur

Avec Petite sœur, c’est encore cet univers familial fait de joies, de jeux et de souvenirs partagés, de cette vie ordinaire d’où peut surgir inexplicablement une violence indomptée. Peut-elle être pardonnée ? Au nom de tout ce qui a été vécu, doit-on persister dans des liens familiaux douloureux, délétères. Petite sœur, de Marie Nimier, est publié chez Gallimard.

 C’est le quinzième roman de Marie Nimier, qui a déjà eu de nombreux prix, notamment le Médicis pour La Reine du silence, c’était en 2004. Aujourd'hui, la narratrice nous entraîne dans une intimité éprouvante, on l’écoute, on la suit dans une histoire de famille, de fratrie aux apparences heureuses, traversé d’un lourd secret. C’est la vocation de l’écrivain d’explorer ces zones d’ombre. Le livre est aussi le roman de l’écriture : le livre se fait devant nous, au fil des pages, avec une sorte de décentrement géographique, un appartement anonyme, prêté pour neuf semaines.

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