JavaScript is required
Accueil
Vienne redevient la capitale du jazz : regards croisés sur la 45e édition du festival

Vienne redevient la capitale du jazz : regards croisés sur la 45e édition du festival

Un article rédigé par Johan Fresse - RCF Lyon, le 29 juin 2026 - Modifié le 29 juin 2026
Les Voix de l'actu · RCF Lyon et RCF Pays de l'AinVienne redevient la capitale du jazz à partir du 25 juin

Le festival Jazz à Vienne revient du 25 juin au 11 juillet : pas moins de 250 concerts, 1 000 artistes et 200 000 festivaliers attendus sur les bords du Rhône. Son théâtre antique et toute la ville vont vibrer au rythme de la programmation de cette 45e édition en hommage à Miles Davis, pour le centenaire de sa naissance. Présentations avec Samuel Riblier, directeur général, et Guillaume Anger, directeur artistique.

Le directeur général de Jazz à Vienne Samuel Riblier lors de l'édition 2025 - © RCF LyonLe directeur général de Jazz à Vienne Samuel Riblier lors de l'édition 2025 - © RCF Lyon

RCF Lyon : Guillaume Anger, un artiste est au cœur de la programmation de cette 45e édition : le trompettiste Miles Davis en hommage au centenaire de sa naissance. Il y a eu une forme de pression à rendre hommage à un monstre sacré du jazz comme Miles Davis ?

Guillaume Anger : Non pas vraiment de pression mais plutôt une évidence. Miles Davis est venu quatre fois au festival Jazz à Vienne, ce qui est un marqueur très fort dans l'histoire du festival. C'est un de ses derniers concerts en Europe. On fait avec Miles David ce qu’on a pu faire sur d'autres artistes, comme on avait fait pour Claude Nougaro par exemple il y a quelques années (2024). C'est des artistes qui ont marqué le festival, et pour ça c'était important qu'on puisse avoir un hommage sur les cent ans de sa naissance.

RCF Lyon : Samuel Riblier, il y a 17 jours de festival cette année, c'est une journée de plus par rapport aux précédentes éditions. Qu’est-ce que ça représente en termes de logistique ?

Samuel Riblier : Une journée de plus ça ne paraît rien, mais en effet c'est beaucoup. Vous avez des festivals qui durent 3-4 jours, il n'y a pas de notion de personnel, nous évidemment sur des longueurs comme ça, ça implique des journées de congés, des journées de repos.

On va être entre 400 et 500 personnes qui vont travailler sur l'ensemble du festival, faire attention aux équipes, faire attention aux horaires, c'est un festival qui dure à la fois longtemps et qui commence pour le public de midi à 3h du matin, donc ça ne s'arrête quasiment jamais.

Il y a toujours des gens qui travaillent pour Jazz à Vienne, 24h/24 pendant 17 jours, donc c'est évidemment une grosse logistique, mais c'est l'histoire de ce festival. On est parti pour un beau marathon.

RCF Lyon : Et la chaleur, elle vous inquiète ?

Samuel Riblier : Non, ce n'est pas la première fois qu'on est confronté à des chaleurs comme celle-ci, donc le matériel il est fait pour, et on a nos techniciens qui essaient d'en prendre soin. Pour les spectateurs, on a ajouté un certain nombre de choses sur nos installations, sur des équipements, sur des brumisateurs… et il faut aussi rappeler que, notamment au théâtre antique, les concerts commencent à 20h30. On est pas dans une grande étendue sans arbre à 15h. les spectateurs ne sont pas bloqués dans un environnement où ils ne pourraient pas sortir, on a cette chance-là d'être en ville, d'avoir des lieux de repos, des lieux d'ombre, et en plus de ce qu'on a ajouté pour ces jours qui viennent.

RCF Lyon : Jazz à Vienne, c’est un festival avec de grands noms, mais qui poursuit une mission : celle de proposer des créations originales. Cinq sont au programme pour cette édition, vous poursuivez toujours cet objectif d’être aussi et surtout une plateforme de création ?

Guillaume Anger : Chaque année on porte des créations, il y en a au théâtre antique, mais aussi dans la programmation gratuite au musée gallo-romain, une création sur la soirée de la Nouvelle Orléans également, ou encore au musée Saint-Pierre aussi la semaine prochaine. Donc voilà il y en a un petit peu partout et je pense que ça fait partie de notre rôle, de continuer à soutenir les créations et la nouveauté.

RCF Lyon : L'économie des festivals est extrêmement fragile ces dernières années, vous faites partie de ces seuls festivals qui ne réduit pas sa programmation, mais plutôt qui l‘a rallonge : c'est quoi le secret de Jazz à Vienne pour faire partie de ces festivals qui vont bien ?

Samuel Riblier : Alors s'il y avait un secret, d'abord, je ne vous le dirais pas (rires). Il faut énormément de volonté, il y a une vraie implication de l'équipe de Jazz à Vienne, il y a un projet fort au niveau territorial. Nous ne sommes pas sur ces modèles de festivals ou de méga-concerts qu'on voit aujourd'hui, qui sont très bien, mais on n'est pas du tout là-dessus. On a une offre publique, qui est extrêmement importante, qui facilite l'accès à la culture pour tous. Ici, à Jazz à Vienne, de 12h à 3h, vous pouvez écouter de la musique entièrement en accès libre. Ça c'est un vrai marqueur de ce festival, on essaie de garder ça, même si vous avez raison, l'économie des festivals est de plus en plus difficile, parce que les dépenses augmentent, parce que le pouvoir d'achat se réduit… donc on n'échappe pas à ça, mais il faut se battre. Notre démarche, nous pensons qu'elle est bonne parce qu'elle est sincère. C'est aussi ça la force de Jazz à Vienne : être un festival accessible depuis 45 ans maintenant.

Les Voix de l'actu · RCF Lyon
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Les Voix de l'actu · RCF Lyon et RCF Pays de l'Ain
Les Voix de l'actu · RCF Lyon
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.