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"Un vrai chouette projet d'éducation artistique et culturelle" : le concours musical L'Hissé Ô revient pour une nouvelle édition en 2026

"Un vrai chouette projet d'éducation artistique et culturelle" : le concours musical L'Hissé Ô revient pour une nouvelle édition en 2026

Un article rédigé par Tanguy Sanlaville - RCF Charente-Maritime, le 3 février 2026 - Modifié le 4 février 2026
Grand Témoin Région en Nouvelle-AquitaineBenoît Zubryski, coordinateur des studios de La Sirène, sur le projet L’Hissé Ô

Depuis 2011, la Sirène s'est associée au tremplin musical L'Hissé Ô, qui met en avant les talents des lycéens en Charente-Maritime (et même jusqu'au pays niortais). Un moment à part, coordonné par Benoît Zubryski, en charge des studios de la salle rochelaise. 

Comme depuis 2011, les lauréats de L'Hissé Ô se produiront sur la grande scène de la Sirène. ©Atelier photo bénévole de L’hissé ÔComme depuis 2011, les lauréats de L'Hissé Ô se produiront sur la grande scène de la Sirène. ©Atelier photo bénévole de L’hissé Ô

Faire chanter des lycéens sur la grande scène de la Sirène : voilà en quoi consiste le projet L'Hissé Ô. Créé en 2007, il est coordonné par la Sirène depuis 2011 et a peu à peu pris de l'ampleur. D'abord à destination des lycéens rochelais, il rassemble aujourd'hui plus large, avec la participation cette année d'établissements de La Rochelle, Bourcefranc-le-Chapus, Rochefort, Saint-Jean-d'Angély et même Niort. Les sélections se sont achevées fin janvier et on retrouvera sept lauréats sur la scène le 5 juin prochain pour l'édition 2026. A la tête de celle-ci, on retrouve Benoît Zubryski, coordinateur des studios de la Sirène. 

RCF : Quels buts poursuit L'Hissé Ô aujourd'hui ? 

Benoît Zubryski : L'Hissé Ô, c'est plus qu'un tremplin musical : c'est vraiment un projet d'éducation artistique et culturelle, qui va embarquer des lycéens dans la pratique musicale. Ils vont jouer dans des conditions professionnelles, alors que la plupart ont peu d'expérience scénique, voire aucune. L'idée, c'est de les préparer sur l'année pour qu'ils soient prêts à tenir vingt minutes sur scène en conditions professionnelles et devant une salle remplie de lycéens. 

Au-delà de ça, c'est aussi faire participer des jeunes bénévoles à l'organisation d'une soirée, ils sont actifs dans la préparation le soir même. On fait aussi des ateliers radio sur l'année, avec un groupe de lycéens qui va animer en direct un plateau radio le soir de l'Hissé Ô. Pareil, pour d'autres bénévoles, sur un atelier photo pour apprendre comment on fait de la photo en concert, apprendre comment shooter les artistes... C'est aussi bien encadrer et encourager la pratique musicale, que faire découvrir l'environnement de salles de spectacle à ceux qui ne le connaissent pas forcément. 

 C'est un vrai chouette projet d'éducation artistique et culturelle. Sachant que pour les lycéens qui viennent le soir de l'Hissé Ô, c'est souvent la première fois qu'ils mettent les pieds ici : c'est un moyen de leur dire que ce lieu leur est ouvert et qu'ils y sont les bienvenus. 

RCF : Vous participez à l'organisation de l'événement depuis 2011 et vous avez donc vu passer énormément de candidats. Est-ce que ce sont toujours les mêmes profils depuis quinze ans ? 

On a des profils très variés. Dans les signaux positifs de ces dernières années, on a de plus en plus de filles qui participent aux sélections et qui sont lauréates. J'espère que c'est un vrai signal pour l'avenir, puisque dans la musique, on voit beaucoup de groupes masculins, donc on essaie de mettre l'accent là-dessus. Dans les sélections, depuis deux/trois ans, on est très contents de voir que beaucoup de filles participent. 

Au-delà de cela, on a vu des artistes arriver sur L'Hissé Ô, qui se sont parfois mêmes formés pour participer, et qu'on a accompagné par la suite vers la professionnalisation. C'est le cas de The Big Idea, sorti du lycée Valin, qui s'était formé pour le concours et qui aujourd'hui est professionnel. Ils vivent de leur musique, ils font des tournées dans toutes les salles de France, ils ont joué au festival Rock en Seine et à un gros festival anglais... C'est hyper chouette de voir que des groupes qui sont nés à L'Hissé Ô ont fait leur bonhomme de chemin vers un niveau qu'on n'attendait pas forcément quand on les a découverts. 

RCF : Vous avez annoncé les résultats des auditions le 28 janvier dernier et ils seront donc sept lauréats cette année. A quoi est-ce qu'on peut s'attendre ?

Oui, ils seront sept et on a une représentante du lycée hôtelier de La Rochelle. Ce n'est pas souvent le cas et cela veut dire que la pratique reprend dans certains établissements, où ils en étaient un peu plus éloignés. Ce sera une soirée chargée, mais on est très contents de la sélection : il y aura du rock, du rap, de la pop... Ca va être assez éclectique et intéressant à suivre. 

Pour retrouver les images de l'édition 2025 de L'Hissé Ô, rendez-vous ici

RCF en Nouvelle Aquitaine
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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