Simon Fransquet : Quand les sons se font récit
Une note, parfois même un silence, pour accompagner un regard, souligner un frisson… Il est des musiques que l’on n’écoute pas seulement : on les traverse. Dans l’ombre des images, le compositeur Simon Fransquet fait du son une matière vivante.
Studio d'enregistrement de Simon FransquetLa musique sur le bout des doigts
C'est à Liège que ce mélomane forge ses premières armes. Comme un amour d'adolescent qui ne l'a finalement jamais quitté. Guitariste, multi-instrumentiste, luthier, producteur et compositeur de musique de film, il est notamment formé au Jazz Studio d'Anvers aux côtés du guitariste brésilien Victor Da Costa. Soucieux du lien précieux de la transmission, Simon Fransquet enseigne lui-même depuis de nombreuses années dans différentes maisons de jeunes et ateliers d'expression.
Derrière le bruit, la vie
Des planches de théâtre au cinéma en passant par la publicité, ce curieux et touche-à-tout développe très vite un goût pour les expérimentations sonores et les atmosphères hybrides. Instruments acoustiques, sons électroniques et autres « sons de la vie » rythment ainsi l'imaginaire du compositeur. Sensible aux images et aux mots, Simon Fransquet ne cherche pas à dominer par la musique, mais plutôt à accompagner. Offrir un écrin aux émotions et ressentis.
"Puisque je suis née", la musique au service du récit
Récompensé d'un Magritte du cinéma de la meilleure musique originale en 2019 pour Au temps où les Arabes dansaient de Jawad Rhalib, il signe une nouvelle bande originale pour le réalisateur belgo-marocain avec Puisque je suis née. L'histoire de Zahira, une jeune fille parcourant chaque jour 6 kilomètres à pied pour se rendre à l'école et ce, contre l'avis de tous les hommes de son village. Pensé comme une œuvre à part entière, l'album explore les thèmes de l’identité et de la mémoire. En résultent des titres organiques… presque palpables.


Les sorties cinéma sont nombreuses, et avec elles, les genres se mélangent et ne se ressemblent pas forcément. Pour faire le tri, nous pouvons compter sur les lumières de Pierre Germay. Deux jeudis par mois, ce critique du septième art, vous propose ses pépites cinématographiques.
