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"Sans départir" par Diane de Beauvau
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"Sans départir" par Diane de Beauvau

Un article rédigé par Janclaes Romain - 1RCF Belgique, le 20 février 2024  -  Modifié le 28 février 2024
16/17 Chronique littéraire : "Sans départir, Diane de Beauvau Craon

La semaine dernière, j'étais venu vous parler du 20ème siècle, en particulier de la première moitié de ce siècle avec la révolution bolchévique, la montée du fascisme et du nazisme dans les années 30. Aujourd'hui, c'est de la fin de ce 20ème siècle dont il va s'agir avec le livre "Sans Départir" de Diane de Beauvau Craon. Diane de Beauvau nous emmène dans les trente glorieuses avec tout ce que l’occident compte alors de talents et d’émulation artistique.

Diane de Beauvau Craon © 1RCFBelgique Diane de Beauvau Craon © 1RCFBelgique

 

Se lier avec tout un chacun : 

La dernière fille du Prince de Beauvau Craon et la petite du roi de l'étain Antênor Patino est aussi à l'aise avec la Reine mère d'Angleterre qui est venue séjourner à Haroué, qu'avec le général De Gaulle qui la pris sur ses genoux, qu' avec des artistes. John Lennon, Mick Jagger, Maurice Béjart, Karl Lagerfeld et Andy Warhol. C'est d'ailleurs ce dernier qui lui a suggéré d'écrire son journal.

Mais outre cette élite politique et artistique, elle aime faire les quatre cents coups avec de véritables motards tatoués et buveurs de bières, collaborer avec des dealers de drogues, répondre à l'invitation d'un bandit notoire ou se marier contre l'avis de sa famille avec un musulman.


« Sans départir » prend tout son sens.

Diane est un personnage haut en couleur qui ne recule devant rien et vit pour la liberté.

Elle aura touché à toutes les drogues, aura commis tous les excès, voyagés à travers le monde dans les plus beaux endroits comme dans le plus grand dénuement.
Sa vie est une ode à la liberté, elle ne s'encombre de rien, ne s'attache à rien sauf à sa famille et à ses amis.
Elle traverse la vie avec comme seul souci de la vivre pleinement.


Un côté profondément croyant :

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, elle a un amour profond pour Dieu, les églises, la Religion.
Un peu comme le père Guy Gilbert, connu des Belges pour avoir épousé notre Prince Laurent, et pour s'occuper des loubards. Il défend ces jeunes rejetés par la société et rappelle la responsabilité de notre société dans le processus d’exclusion de ces jeunes.
Diane comprend aussi les pauvres, les exclus et les « perdus » en tous genres.
Elle hait la morale affichée, les jugements inquisiteurs, les restrictions mais elle se rend régulièrement dans des églises allumer des cierges, elle a une paroisse et elle aide son prochain lorsqu'elle le peut.
Autre exemple, de sa profonde Foi, elle retient parmi les grandes joies de son existence le jour où son fils, Yunès, lui demande de se faire baptiser dans la religion catholique romaine.

 

Une muse mais pas que . . . 

A 19 ans, elle quitte le cocon familial pour s'installer vivre à New York, sa famille accepte à condition qu'elle y trouve du travail.
Du haut de son jeune âge, elle collabore avec le couturier Roy Halston (le Yves Saint Laurent New yorkais) qui la paye alors en bijoux.
Elle travaille aussi avec Andy Warhol et contribue à émuler sa créativité
Grâce aux encouragements de son compagnon d'alors, elle a créé sa propre marque de vêtement. Elle trouve une mécène venue des Philippines, en quête de reconnaissance sociale qui a vu en la maison de Diane de Beauvau Craon une occasion de se faire une place dans le gratin new-yorkais et Européen.
Son premier défilé dans les salons du Plaza Hôtel de la 5ème avenue, fut un véritable succès, les médias de renom étaient au rendez-vous et sa famille fit le déplacement d'Europe pour y assister. 
Les commandes ne se firent pas attendre avec des clients de goutte comme Margaux Hemingway (la petite fille d'Ernest Hemingway) actrice et mannequin notamment pour Playboy.

 

 

 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien

 


Malgré tous les excès et les penchants destructeurs auxquels l’homme peut succomber, il y a souvent une issue, un chemin du repentir.
Cette phrase de la lettre de saint Paul aux Romains reprise par Jean Paul 2, lors de la journée mondiale de la paix, peut résumer la vie de Diane qui grâce à l'amour qu'elle a porté à ses proches a pu sortir de ces travers qui l'y ont aidée.

 


« Sans départir » de Diane de Beauvau Craon, aux éditions Grasset est  disponible dans toutes les bonnes librairies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le 16/17 © tous droits réservés
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
16/17

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