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Prendre soin des enfants dans le marasme libanais
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Prendre soin des enfants dans le marasme libanais

Un article rédigé par Amélie Gazeau - RCF,  -  Modifié le 17 juillet 2023
Contre courant Prendre soin des enfants dans le marasme libanais

Plus d'un an après les explosions du port de Beyrouth, la population libanaise est durement impactée par la crise, notamment les enfants. L'Œuvre d'Orient et les Filles de la Charité œuvrent au quotidien à l'éducation des enfants délaissés. Véronique Alzieu est allée les rencontrer sur place.

Crèche des Filles de la Charité à Beyrouth/Pauline de Torsiac /RCF Crèche des Filles de la Charité à Beyrouth/Pauline de Torsiac /RCF

L'école, une bouée de sauvetage au coeur de la crise

 

Syriens, irakiens ou libanais, les enfants du centre d'alphabétisation ont en commun la pauvreté. Leur niveau scolaire trop faible les empêche d'intégrer les écoles classiques de la capitale libanaise. Les enfants sont particulièrement impactés par la crise qui a touché le Liban depuis les explosions du 4 aout 2020. Avec un salaire moyen, il est quasiment impossible de subvenir aux besoins d'une famille. Face à l'urgence des associations se mobilisent, comme L'Oeuvre d'Orient  en soutenant des projets scolaire comme celui-ci.

 

"C'est un appartement de six chambres. Chaque chambre est une classe allant de la maternelle au primaire" explique Rita, la directrice de l'établissement de 100 élèves. En plus de leur scolarité, les élèves bénéficient d'un repas chaud par jour et les familles de l'aide alimentaire quatre fois par an. Plus que le côté matériel, Rita observe que les enfants ont une joie de vivre et une soif d'apprendre étonnantes. "La moindre des choses qui les rend heureux, ils s'attachent à elle, parce qu'ils n'ont pas cette chance là en dehors" explique-t-elle. Pour l'équipe pédagogique c'est une vraie joie de travailler dans cette école porteuse d'espérance. ¨

La mission principale du centre selon son fondateur est "de leur offrir une éducation complète, un lieu d'accueil pour ces enfants des rues et leur permettre de vivre leur enfance loin du travail des enfants et aussi pour qu'ils sortent de ce lieu et qu'ils aient une valeur dans la société, une valeur et une dignité."

 

Classe de mathématiques au centre d'alphabétisation

La crèche des Filles de la Charité dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth

 

La crèche Saint Vincent de Paul était initialement destinée aux enfants abandonnés. "Les familles déposaient les enfants à la porte, ils sonnaient et les soeurs descendaient le matin pour les emmener. On appelait la police pour s'assurer qu'il n'y avait pas de parents et on faisait toutes les démarches officielles et après on entamait les démarche d'adoption" explique soeur Nada, Fille de la Charité et directrice actuelle de la crèche. Aujourd'hui, l'orphelinat s'est transformé en garderie pour soutenir les mamans pauvres qui peinent à trouver un moyen de garde pendant leurs horaires de travail. Il y a également une pouponnière dans l'établissement qui accueille 17 bébés de 40 jours à 9 mois.

 

La crèche a été durement touchée par les explosions du port de Beyrouth, le quotidien des enfants également. "D'habitude, ils nous donnaient de la peine pour manger, maintenant ils mangent deux plats parfois...Ils ont faim" observe la directrice. Pour soeur Nada, sa mission quotidienne est au coeur de sa vocation de religieuse :"l'esprit vincentien consiste à nous donner vraiment aux plus pauvres, à regarder le Christ dans la personne des pauvres. Ils savent que chacun de ses enfants reflète l'image de Dieu". 

 

Soeur Nada, fille de la charité et directrice de la crèche, dans la pouponnière

 

 

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