L'Instant Lavande : Grasse célèbre la fleur star des parfums
Depuis quatre ans, la ville de Grasse vibre au rythme de l’Instant Lavande, une manifestation qui célèbre l’un des piliers de l’identité provençale.
Un champ de lavande - MagnificCe qui n’était au départ qu’une idée née d’une discussion amicale entre Chantal Roux (Parfumerie Galimard) et Marie-Madeleine Gualino (élue à la mairie de Grasse) est devenu un rendez-vous incontournable, passant de 300 à 3 000 visiteurs en quelques années.
Un héritage retrouvé
Le cœur de cette fête bat dans la « Lavanderaie de Marie », un champ historique situé près de Gourdon. Ce terrain, autrefois cultivé par le grand-père de la famille Roux, avait été laissé à l’abandon avant que Chantal Roux ne décide de le restaurer pour en faire un véritable jardin botanique comptant aujourd'hui plus de 140 espèces. C’est de ce terroir unique, où l’on voit à la fois la mer et les montagnes enneigées, que provient la lavande offerte à la ville pour l’occasion.
Deux jours de festivités (17 et 18 juillet)
L’événement se structure autour de deux temps forts: La journée professionnelle du 17 juillet est marquée par l’intronisation de nouvelles personnalités par la Commanderie de la Lavande et des débats sur la naturalité des parfums, un enjeu crucial pour l’industrie locale. La fête populaire a lieu le 18 juillet alors que la ville se pare de mauve et d’un parfum envoûtant. Le programme inclut la bénédiction de la lavande à la cathédrale, la traditionnelle « danse de la fleur », un marché artisanal et des ateliers pour enfants. Cette année, une conférence spéciale confronte un sourcier et un hydrologue autour du thème de l’eau.
Plus qu’une fête, un symbole
Pour les organisateurs et le maire Jérôme Viaud, cet événement souligne l’importance de la production locale et de la protection de la biodiversité. En complément de la rose et du jasmin, la lavande — surnommée ici « la star » — réaffirme la place de Grasse comme capitale mondiale du parfum et gardienne des savoir-faire reconnus parl'UNESCO.
