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Le Tropical Parc, un jardin unique en Bretagne depuis 40 ans

Le Tropical Parc, un jardin unique en Bretagne depuis 40 ans

Un article rédigé par Maelle Le Cloërec - RCF Sud Bretagne, le 17 juillet 2026 - Modifié le 20 août 2026
Balades en BretagneLe Tropical Parc, un jardin unique en Bretagne depuis 40 ans

À Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, le Tropical Parc fête ses 40 ans. Pour l’occasion, le site de huit hectares a ouvert un nouvel espace : un jardin indonésien qui promet aux visiteurs une immersion totale en Indonésie, sans quitter la Bretagne.

Erven Gicquel, responsable du Tropical Parc, devant l’entrée du parc. © RCFErven Gicquel, responsable du Tropical Parc, devant l’entrée du parc. © RCF

Le Tropical Parc est né d’une histoire familiale. On est alors en 1986. A l’époque, Michel Gicquel, agriculteur et pépiniériste, est ruiné par la production porcine, ce qui le pousse à transformer les bâtiments d’élevage en serres pour y introduire des plantes tropicales. “Quand le parc a été créé, l’objectif était de s’en sortir”, confie Erven Gicquel, co-gérant des lieux avec son frère.

Une solidarité du monde agricole et artisanal se met alors en place. “Des artisans ont aidé mon père à reconvertir les bâtiments. Des agriculteurs lui amenaient des cailloux, des branches, se rappelle le responsable. Un restaurateur de Malansac a eu l’idée d’amener 50 agences de voyage en visite dans le parc. C’est ça qui a lancé l’affaire”. Résultat : 10 000 visiteurs la première année et 115 000 curieux, quarante ans plus tard.

Une pagode traditionnelle dans le jardin chinois. © RCF

Huit jardins du monde

Le site compte aujourd’hui huit hectares, divisés en huit jardins, pour la plupart consacrés à un pays ou à un continent comme le Mexique, l’Afrique, la Chine, la Thaïlande, l’Australie ou l’Indonésie. Chacun d’entre eux reproduit l’ambiance et les décors de ces lieux. Tous les sens sont mis en éveil pour faire voyager le public durant la visite des différentes zones du parc. 

Cette découverte est renforcée par la présence d’objets. Lors de leurs voyages, les deux frères à la tête du parc ont ramené des pièces d’artisanat originales, comme des statues ou des instruments de musique. Et ils continuent chaque hiver. “Pour nous, il est important d’aller voir comment ça se passe sur place, comment c’est taillé et travaillé, insiste Erven Gicquel. Ce n'est pas de l’achat par internet.

Guanyin, dame bouddha réalisée en pierre de rivière. © RCF

Devant le temple bouddhiste, les visiteurs peuvent allumer de l’encens. “Souvent, ils aiment bien faire un vœu au bouddha. On les rend acteurs.” Tout le long du parcours, des musiques traditionnelles accompagnent le public qui peut découvrir de nombreuses espèces de plantes, sélectionnées en particulier pour leur résistance au climat breton. “On cherche des plantes où les feuillages sont similaires à des plantes qu’on peut voir dans ces pays. Ce sont des variétés européennes qui résistent très bien et participent au dépaysement.” 

Une zone dédiée aux dinosaures

Deux jardins se démarquent des autres, en ce qu’ils ne sont pas liés à un lieu géographique. A commencer par le jardin du Jurassique. Dedans, sont exposés des dinosaures articulés. Cette partie est, elle aussi, accompagnée de sons, censés reproduire ceux des dinosaures, pour améliorer l’expérience des visiteurs. “Personne ne connaît le son d’un dinosaure. Mais il a fallu les recréer, indique Erven Gicquel. On s’est servi de sons de cochons, d’éléphants et de différents animaux mixés.

Un dinosaure articulé du jardin du jurassique. © RCF

Par ailleurs, le jardin des plantes aquatiques s’inspire de l’Asie en plantant des végétaux issus de ce continent tels le lotus, le nénuphar ou le papyrus.

Un nouveau jardin indonésien 

Après deux ans de travaux, le jardin indonésien d’un hectare nommé Iketut Wirta a vu le jour, en avril dernier. Reconstituant un village traditionnel, il a été officiellement inauguré par l’ambassadeur d’Indonésie en juin. Pour y pénétrer, il faut passer la gapura, une porte indonésienne réalisée en pierre de lave. A l’intérieur, le jardin est décoré avec des ombrelles traditionnelles et des statues de dragons de Komodo. 

On peut observer une maison du Timor avec une toiture en fibre de palmier. “Cette maison est une bibliothèque à ciel ouvert, explique le co-gérant du parc. Là-bas, les habitants ont fait le choix de sculpter entièrement leur maison avec des motifs qui racontent la vie des villages.

Un travail minutieux et artisanal qui a demandé du temps. “Pour quatre maisons du Timor, il a fallu deux ans et demi de travail puisque l’entreprise n’avait plus qu’un seul artisan pour sculpter tous les motifs”, souligne-t-il, avant de poursuivre “si on ne se dépêchait pas de construire un jardin indonésien, on savait pertinemment que d’ici trois ans, on ne pourrait plus trouver d’artisans en Indonésie pour créer ces merveilles.

Informations pratiques

Le Tropical Parc et ses huit jardins se visite tout l’été, de 10h à 19h.  Du lundi 14 septembre au dimanche 27 septembre et les week-ends du 3-4 et 10-11 octobre, de 14h à 19h. Tarifs adulte : 19,50€. Tarif enfant (4 à 10 ans) : 13€.

© birgl - Pixabay
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Balades en Bretagne
© birgl - Pixabay
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