Le Royal Festival de Spa, du 7 au 23 août : la fête à l’ensemble des arts de la scène.
Créé en 1959, le Festival de théâtre de Spa, aujourd’hui rebaptisé Royal Festival de Spa, a su, au fil du temps, se renouveler et s’adapter à l’évolution du paysage culturel. Il est toutefois resté la vitrine de la production des meilleurs spectacles créés en Fédération Wallonie-Bruxelles tout en accueillant des compagnies étrangères reconnues internationalement.
RCF LiègeDepuis 2018, sous la direction d’Axel Debooseré, soucieux d’attirer toutes les générations de spectateurs, le festival s’est de plus en plus ouvert à l’ensemble des arts de la scène, diversifiant sa programmation. On peut ainsi trouver dans la programmation aussi bien du théâtre disons traditionnel que du cirque, de la magie, de l’improvisation, des spectacles musicaux, du théâtre de marionnettes, de l’humour façon seul(e)-en-scène, des spectacles visuels ou encore du mentalisme.
Pour tous les goûts et tous les publics
Comme l’explique Sarah Beaufays, la directrice adjointe du festival, « garder les yeux grands ouverts, c’est accueillir la multiplicité. Celle des formes artistiques, des voix, des sensibilités, des imaginaires et des récits. C’est se laisser surprendre par des propositions festives ou engagées, des spectacles qui font rire autant qu’ils interrogent, des artistes qui déplacent notre regard et élargissent notre perception du monde. »
Ouverture le vendredi 7 août
C’est avec « Justices », une réécriture libre et fantasque de « La Divine Comédie », la célèbre création de Dante Alighieri, considérée comme un des chefs-d’œuvre de la littérature, que le festival ouvrira le vendredi 7 août, à 20h30, au théâtre Jacques Hausman. Une création où humour, audace et inclusivité bousculent nos certitudes. Une production très remarquée du Théâtre national à Spa, conçue, mise en scène et écrite par Clément Papachristou.
Mais peut-être préférerez-vous un spectacle interactif, le même soir d’ouverture du festival, à 20 heures, dans la grande salle des fêtes : « Jouer sa vie », adapté du roman culte « L’homme-dé » de Luke Rhinehart, propose, en effet, aux spectatrices et spectateurs de participer, à l’aide d’un boîtier électronique, au déroulement du récit en temps réel, changeant le destin des uns et des autres au gré de leurs choix !
À moins que, dès 17 heures, ce même vendredi 7 août, vous ne choisissiez d’assister au spectacle « Nous autres » du régional Jean-Luc Piraux qui, au Salon Gris, vous proposera, entre insolence et tendresse, un spectacle qui risque de bousculer vos certitudes par rapport au handicap.
Toujours le même vendredi d’ouverture du festival, à 18 heures 30 cette fois, au salon bleu, « Playback FM (ou comment les médias m’ont appris à parler) » vous propose de redécouvrir interviews et archives de soixante ans d’histoire de la télévision et de la radio au terme d’un montage où s’invitent, entre autres, Sophie Marceau, David Pujadas, Serge Gainsbourg ou même… Blanche-Neige ! À mi-chemin entre bêtisier et stand-up.
Et après ? Deux événements
Et les autres jours ? Parmi la diversité d’un programme très éclectique qui est vraiment devenu la marque de fabrique du Royal Spa Festival, on retiendra d’abord « Strano » du mythique Cirque Trottola, le spectacle événement du festival, avec clown et acrobaties, mais aussi la venue de la ligue professionnelle de l’improvisation pour la première fois à Spa, riche de 16 comédiennes et comédiens sur un ring et un public qui votera à coups de cartons et de jet de pantoufles, mélange de compétition sportive et de théâtre.
Pêle-mêle, on notera aussi la programmation du spectacle « Rumba » qui sera à Avignon avant de se produire à Spa (c’est l’observation, aux abords du parking d’un supermarché, du va-et-vient d’une humanité qui tente de survivre dans un monde qui la broie), « La Fenêtre panoramique », une adaptation des « Noces rebelles » (le roman « Revolutionary Road » de Richard Yates, publié en France en 1961 sous le titre « La Fenêtre panoramique »), remettant notamment en question la nature du mariage, ou « Je t’aime plus loin que toi », le spectacle de Valentine Gérard et Fabrice Adde, couple à la ville comme à la scène, qui met à nu non sans humour la complexité de faire cohabiter amour et création au sein du couple.
Dans la grande salle des fêtes, des rencontres musicales
Le jazz avec Flore BenGuigui, la chanteuse du groupe « L’Impératrice », sera à l’affiche du Festival, dans la grande salle des fêtes, là où se produira également un orchestre vocal composé de quatre voix et un beatboxer pour un spectacle intitulé « Just Vox », des voix qui deviennent tour à tour basses, guitares, cuivres ou percussions, pour un voyage musical à travers les styles et les époques.
Et c’est là aussi qu’on retrouvera Filip Jordens qui, l’an passé, avait bouleversé le public spadois avec son interprétation d’une justesse troublante du répertoire du grand Jacques Brel : il est de retour avec son quartet.
Bruno Coppens et la richesse de la langue française
Bruno Coppens, habitué du Festival spadois, reviendra avec le sixième numéro de son désormais incontournable « Royal Sabam Comedy Club », mais aussi avec « My 9e Symfolie », une symphonie verbale, drôle et mordante, se jouant avec un réel plaisir des subtilités phonétiques de notre bonne vieille lange française évoluant au fil du temps.
Mozart et Eric-Emmanuel Schmitt
Eric-Emmanuël Schmitt sera aussi du rendez-vous spadois en compagnie de la pianiste Eliane Reyes : ensemble, ils proposeront un concert-spectacle intitulé « Nos vies avec Mozart » où l’une y interprétera quelques chefs-d’œuvre du Maître tandis que l’autre lira des extraits de ses livres.
Un dernier pour la route ? « Gentiment » de et avec Estelle Beugin, un seule-en-scène qui interroge la place de la gentillesse dans les rapports humains, en se demandant si elle est vraiment la clé de la survie. Un seule-en-scène dans un lieu en mode cabaret, « La Glacière », à la fois intime et convivial où il fait bon prendre un verre après le spectacle.
Réservations
Sans oublier Marion Mezzadorian, lauréate du meilleur texte d’humour 2026 et de son spectacle « Craquage », mais aussi des spectacles musicaux à la pelle comme un karaoké en pleine rue (« Le petit karaoké ambulant »), de la pop-reggae avec le groupe The Detain, du jazz, R&B-grooves avec Boogalou, ou de la musique latino-cubaine avec Los Cubanistas.
Pour plus d’infos et les renseignements pratiques, mais aussi pour réserver vos places, visitez le site officiel du Festival : www.royalfestival.beet reservation@royalfestival.be
