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Le petit laboureur

Le petit laboureur

Un article rédigé par Christel Thibault - RCF en Berry, le 28 janvier 2026 - Modifié le 2 février 2026

Dans cette dictée, le texte nous plonge au cœur d’une plaine rude et silencieuse, où un enfant de douze ans affronte déjà la dureté du travail agricole. À travers une écriture précise et poétique, l’auteur fait émerger la force tranquille d’un jeune garçon confronté trop tôt aux exigences du monde adulte.

Petit Laboureur ©PixabayPetit Laboureur ©Pixabay

Le petit laboureur

 

Il laboure dans la plaine, il a douze ans. Ses deux chevaux le connaissent bien : ils l’ont porté au temps où

on ne le menait aux champs que pour l’asseoir contre les meules. Maintenant, c’est lui le maître, sa voix

commande les bêtes qui obéissent avec une lente sûreté : le travail est bien fait, le sillon droit. Une

bourrasque fréquente qui vient de la mer fouette les arbres résignés, qui ne se redressent plus. Dans ce

paysage, rien ne sourit, mais la plaine immense porte un enfant vaillant qui entreprend au-dessus de ses

forces.

 

Pierre Hamp 1876-1962

 


 

Correction :

ses : ce sont ses chevaux, les siens. Déterminant possessif

 

connaissent : le sujet du verbe est « chevaux », 3e personne du pluriel

 

ils l’ont porté : verbe porter au passé composé employé avec l’auxiliaire avoir. Le participe passé

s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) placé avant le verbe. Ici, le COD est le pronom

personnel « l », mis pour le laboureur, masculin singulier, donc « é »

 

temps : vient du latin « tempus », ce qui explique le « s » en lettre finale

 

où : pronom relatif à ne pas confondre avec la conjonction de coordination « ou » (sans accent)

 

aux champs : il y en a plusieurs. Le « p » s’explique par la formation de l’adjectif « champêtre »

 

voix : vient du latin « vox », d’où le « x ». Ne pas confondre avec la voie ou chemin.

 

sûreté : les noms féminins en « té » s’écrivent « é » sauf la dictée, la montée, la pâtée, la jetée, la portée et

les noms exprimant le contenu d’une chose, ex : une assiettée

 

fait : participe passé du verbe faire (il s’agit ici d’une voix passive)

 

droit : l’adjectif prend un « t » car au féminin, il devient « droite »

 

résignés : participe passé employé comme adjectif, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel

il se rapporte, à savoir « arbres », masculin pluriel, donc « és »

 

redressent : le sujet est le pronom relatif « qui » mis pour « arbres », 3e personne du pluriel, donc « ent »

 

ce : déterminant démonstratif

 

sourit : verbe sourire, 3e groupe, au présent et à la 3e personne du singulier, donc « t »

 

vaillant : adjectif verbal en « ant » et non en « ent »

 

entreprend : verbe entreprendre, 3e groupe, verbe en « dre », au présent et à la 3e personne du singulier, donc « d »

 

au-dessus : ne pas oublier le tiret dans cette locution prépositionnelle

 

ses : ce sont ses forces, les siennes. Déterminant possessif

 

©Vignette La dictée de RCF en Berry
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
La dictée de RCF en Berry
©Vignette La dictée de RCF en Berry
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