Le petit laboureur
Dans cette dictée, le texte nous plonge au cœur d’une plaine rude et silencieuse, où un enfant de douze ans affronte déjà la dureté du travail agricole. À travers une écriture précise et poétique, l’auteur fait émerger la force tranquille d’un jeune garçon confronté trop tôt aux exigences du monde adulte.
Petit Laboureur ©PixabayLe petit laboureur
Il laboure dans la plaine, il a douze ans. Ses deux chevaux le connaissent bien : ils l’ont porté au temps où
on ne le menait aux champs que pour l’asseoir contre les meules. Maintenant, c’est lui le maître, sa voix
commande les bêtes qui obéissent avec une lente sûreté : le travail est bien fait, le sillon droit. Une
bourrasque fréquente qui vient de la mer fouette les arbres résignés, qui ne se redressent plus. Dans ce
paysage, rien ne sourit, mais la plaine immense porte un enfant vaillant qui entreprend au-dessus de ses
forces.
Pierre Hamp 1876-1962
Correction :
ses : ce sont ses chevaux, les siens. Déterminant possessif
connaissent : le sujet du verbe est « chevaux », 3e personne du pluriel
ils l’ont porté : verbe porter au passé composé employé avec l’auxiliaire avoir. Le participe passé
s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) placé avant le verbe. Ici, le COD est le pronom
personnel « l », mis pour le laboureur, masculin singulier, donc « é »
temps : vient du latin « tempus », ce qui explique le « s » en lettre finale
où : pronom relatif à ne pas confondre avec la conjonction de coordination « ou » (sans accent)
aux champs : il y en a plusieurs. Le « p » s’explique par la formation de l’adjectif « champêtre »
voix : vient du latin « vox », d’où le « x ». Ne pas confondre avec la voie ou chemin.
sûreté : les noms féminins en « té » s’écrivent « é » sauf la dictée, la montée, la pâtée, la jetée, la portée et
les noms exprimant le contenu d’une chose, ex : une assiettée
fait : participe passé du verbe faire (il s’agit ici d’une voix passive)
droit : l’adjectif prend un « t » car au féminin, il devient « droite »
résignés : participe passé employé comme adjectif, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel
il se rapporte, à savoir « arbres », masculin pluriel, donc « és »
redressent : le sujet est le pronom relatif « qui » mis pour « arbres », 3e personne du pluriel, donc « ent »
ce : déterminant démonstratif
sourit : verbe sourire, 3e groupe, au présent et à la 3e personne du singulier, donc « t »
vaillant : adjectif verbal en « ant » et non en « ent »
entreprend : verbe entreprendre, 3e groupe, verbe en « dre », au présent et à la 3e personne du singulier, donc « d »
au-dessus : ne pas oublier le tiret dans cette locution prépositionnelle
ses : ce sont ses forces, les siennes. Déterminant possessif


Chaque mois, on reprend notre plume, comme au temps d'Alain Fournier, pour réviser notre orthographe avec la dictée que nous propose Christel Thibault.
L'occasion de revoir quelques règles grammaticales et l'orthographe méconnue de certains mots.
