Accueil
Le festival Lumière 2022 en 7 nuances musicales
Partager

Le festival Lumière 2022 en 7 nuances musicales

Un article rédigé par Fabien Genest - RCF, le 9 octobre 2022  -  Modifié le 17 juillet 2023
La Symphonie du cinéma Spéciale festival Lumière 2022

Le festival de cinéma de Lyon, qui débute samedi, s’achèvera le 23 octobre. L’édition 2022 honore cette année le cinéaste américain Tim Burton, grand invité qui se verra remettre le prix Lumière après Jane Campion l’an passé. Louis Malle, Sidney Lumet, James Gray ou encore Gérard Philipe sont également à l’honneur. Notre sélection, en 7 titres, à travers quelques BO de quelques films qui méritent de s’y attarder. 

© Institut Lumière. © Institut Lumière.

Entre master class, rétrospectives, hommages, ciné concerts, concerts tout courts, documentaires et avant-premières, ce sont plus de 150 films d’hier et d’aujourd’hui, qui seront diffusés pendant la durée du festival dans plus de vingt lieux différents de la métropole lyonnaise.

 

"Theme", BO de "Sleepy Hollow", Danny Elfman

Danny Elfman-Tim Burton, l’archétype de l’association gagnante entre un compositeur et un cinéaste qui a su au fil du temps tisser une complicité remarquable. Samedi 22 octobre, à l’occasion de la Nuit Tim Burton à la Halle Tony-Garnier sera notamment projeté Sleepy Hollow. Un film, parmi d’autres du cinéaste, où s’exprime pleinement l’univers Burton peuplé par des êtres fantastiques et une poésie baroque et macabre, réminiscence de l’adolescence du cinéaste. Le film illustre le combat entre les lumières de la raison et les ténèbres des superstitions, et montre les balbutiements de la police scientifique, annonciateurs du monde moderne. Tim Burton retrouvait en 1999 son acteur fétiche Johnny Depp et assouvissait son goût pour les univers fantastiques recréés de toutes pièces. Quant à Danny Elfman, il signe, ici, une musique dépouillée à l’atmosphère inquiétante, avec des choeurs qui sont sa marque de fabrique.

 

"The Lights of Russia", BO de "Little Odessa", Emanuil Sheynkman

Little Odessa du cinéaste américain James Gray est un premier film qui fut très remarqué en 1994. Le New-Yorkais sera présent à Lyon parmi les invités cette année du festival au même titre que le Coréen Lee Chang-dong, Marlène Jobert et Nicole Garcia. Il  animera, en plus de la projection de plusieurs de ses films, une master class, ce dimanche 16 octobre à 15h15 au Pathé Bellecour. En 1994, pour Little Odessa, James Gray avait eu  recours au répertoire de musiciens russes variés tels que Gueorgui Sviridov et Boris Kravchenko ou encore Emanuil Sheynkman que l’on peut entendre à la balalaïka, la mandoline russe, accompagné de Richard Patterson à la guitare sur le très mélancolique titre, The Lights of Russia (Lumières de Russie). Ce film d’une grande noirceur est porté par Tim Roth, impressionnant en tueur à gages impassible, chargé d’exécuter un contrat dans le quartier juif ukrainien de Brooklyn.

 

"Minor swing", BO de "Lacombe Lucien", Django Reinhardt

Une guitare et le style aérien inimitable de Django Reinhardt à travers le morceau Minor swing, très connu dans son répertoire que l’on peut entendre, avec d’autres, dans le film Lacombe Lucien, de Louis MalleLe festival lui consacre cette année une rétrospective à travers la projection de plusieurs de ses films notamment Ascenseur pour l’échafaud, Les Amants, Le Souffle au Coeur, Atlantic City, Au revoir les enfants ou encore Lacombe Lucien, ce dernier de 1974, avec Pierre Blaise dans le rôle principal d’un jeune Français devenu par vengeance un agent de la Gestapo mais qui va tomber amoureux d’une jeune femme juive interprétée par Aurore Clément.   

 

"Amoreena", BO d’"Un Après-midi de chien", Elton John

Elton John chante le titre Amoreena qui sert de générique en 1975 à Un Après-midi de chien, avec Al Pacino dans l’un de ses meilleurs rôles. Il retrouve Sidney Lumet, deux ans après Serpico. Il y joue Sonny, un petit braqueur de banque qui va devenir le centre du monde au cœur d’un Brooklyn étouffé par la chaleur estivale. La très belle séquence d’ouverture du film, une ode au bouillonnement culturel et social de la ville, est habillée par la chanson du duo Elton John-Bernie Taupin.

 

"Main titles", BO "Lettres d'Iwo Jima", Kyle Eastwood et Michael Stevens

C’est l’hommage d’un fils à son père que Kyle Eastwood rendra le 19 octobre à travers Eastwood Symphonic, un concert exceptionnel, en première mondiale, qui sera donné à la fois par le Kyle Eastwood Quintet et l’Orchestre national de Lyon à l’Auditorium. Un concert présenté comme un road movie musical qui offrira une interprétation de quelques musiques célèbres de la filmographie de Clint Eastwood, signées Ennio Morricone, Lalo Schifrin, John Williams et Kyle Eastwood, lui-même, à l’image du Main titles (cocomposé avec Michael Stevens), tiré de Lettres d’Iwo Jima, seconde partie en 2006 du diptyque composé avec Mémoires de nos pères sur la bataille d’Iwo Jima dans le Pacifique en 1945, vue dans ce deuxième segment, du côté japonais.

 

"Still time", BO d’"Autour de minuit", Herbie Hancock

Les accords sirupeux et ouatés d’un piano et d’un saxophone sur le titre Still time, présent sur Round midnight, le film de Bertrand Tavernier qui a valu le César et l’Oscar de la meilleure musique de film originale à Herbie Hancock. Disparu en mars  2021, le cinéaste, qui était le président de l’Institut Lumière depuis sa création en 1982, vouait un amour inconditionnel pour le jazz. En 1986, Autour de minuit raconte l’histoire d’un saxophoniste alcoolique qui se lie d’amitié avec un dessinateur français. Une réalisation romancée de la vie de Lester Young, jouée par un autre saxophoniste de renom Dexter Gordon, dans le Paris des années 50. Accompagné de son trio, Henri Texier en jouera les meilleurs extraits, le 22 octobre à 19h15, dans la salle 1 de l’Institut Lumière.  

 

"La Chanson de Margaret", BO de "M. Ripois", Germaine Montero

Germaine Montero fredonne en 1954 La Chanson de Margaret dans Monsieur Ripois. Un film de René Clément, qui a fait l’objet d’une restauration, et qui sera diffusé pendant le festival dans le cadre du centenaire de la naissance de Gérard Philipe. Un drame sentimental situé à Londres où l’on peut entendre cette chanson dont les paroles sont de Pierre Mac Orlan et la musique de Marceau Verschueren. Germaine Montero chante l’une de ses célèbres chansons, sortie deux ans auparavant, et joue une prostituée française qui va offrir à Gérard Philipe, alias André Ripois, le gîte et le couvert.

 

> Festival Lumière de Lyon 2022
https://www.festival-lumiere.org/

 

 

 

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don