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La déferlante belge sur le Festival de Cannes
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La déferlante belge sur le Festival de Cannes

Un article rédigé par Pierre Germay - RCF Liège, le 16 mai 2022  -  Modifié le 9 janvier 2024

C’est en 1991 qu’a commencé la grande histoire d’amour entre le Festival de Cannes et le cinéma belge lorsque Jaco Van Dormael a décroché la Caméra d’Or pour son premier long-métrage, « Toto, le héros ». Ce sont ensuite Luc et Jean-Pierre Dardenne qui ont marqué cette histoire d’amour avec une première Palme d’or pour « Rosetta » en 1999, film qui valut par ailleurs le prix d’interprétation féminine à Emile Dequenne, alors parfaitement inconnue, puis une seconde Palme avec « L’enfant », en 2005. Les frères Dardenne qui y présentent désormais systématiquement chacun de leurs films.

 Les Frères Dardenne Les Frères Dardenne

D’autres prix ont jalonné cette belle histoire entre Cannes et le cinéma belge. On se souviendra ainsi, entre autres, du prix d’interprétation que Pascal Duquenne a partagé avec Daniel Auteuil pour « Le huitième jour » de Jaco Van Dormael, en 1996, et du prix d’interprétation décerné à Emilie Dequenne, encore elle, dans « A perdre la raison » de Joachim Lafosse, en 2017, à « Un certain Regard ». C’est aussi à Cannes que Benoît Poelvoorde a présenté « C’est arrivé près de chez vous » en 1992, en sélection officielle et que Bouli Lanners a projeté « Elodorado » à la Quinzaine des Réalisateurs, en 2008, avec chaque fois un succès retentissant. Au point qu’aujourd’hui présenter sur la Croisette un film estampillé film belge est devenu un gage de plus-value !


Et cette année ? Pas moins de trois films belges seront en compétition, excusez du peu !


Il y aura tout d’abord le nouvel opus de Luc et Jean-Pierre Dardenne, « Tori et Lokita », l’histoire d’amitié entre un jeune garçon et une adolescente venus seuls d’Afrique et confrontés aux difficiles conditions de leur exile. Les frères pourraient ainsi être les premiers de l’histoire du Festival à remporter trois fois la Palme d’Or. Rêvons un peu !


Il y aura ensuite Lukas Dhont, caméra d’or pour son premier film « Girl », en 2018, qui présente, aussi en compétition, son deuxième long métrage, « Close », l’histoire de deux amis d’enfance qu’un événement impensable va séparer.
Et enfin, ajouté à la liste des films en compétition en dernière minute, il y aura « La huitième Montagne » de Charlotte Vandermeesrch et Félix Van Groeningen, un film qui s’appuie sur le best-seller de l’Italien Paolo Cognetti, à savoir l’histoire du lien d’amitié entre un garçon de la ville et un autre de la montagne. Et donc trois films qui ont cette particularité d’explorer les liens d’amitié entre enfants aux prises avec des réalités de vie parfois très rudes.

 

A ces trois films en compétition, il faut encore ajouter « Rebel » des réalisateurs belgo-marocains Adil El Arbi et Billal Fallah : il sera présenté hors compétition, en séance de minuit. Entre fiction et réalité, le film retrace la tentation pour de jeunes marocains ayant migré en Belgique d’aller en Syrie,
d’abord pour aider les victimes puis peut-être pour combattre.


Enfin, « Dalva », le premier long-métrage d’Emmanuelle Nicot sera proposé dans la sélection parallèle, la semaine de la critique. Sans oublier notre Virginie Efira nationale qui sera la maîtresse des cérémonies d’ouverture, ce mardi soir, et de clôture, le samedi 28 mai.


Bref, une vraie déferlante noire, jaune, rouge sur la célèbre Croisette !


Au Festival de Cannes, Pierre Germay.

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