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RCF Gironville sous les côtes : une église fortifiée sentinelle des côtes de Meuse
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Gironville sous les côtes : une église fortifiée sentinelle des côtes de Meuse

Un article rédigé par Etienne PAYEUR - RCF Lorraine Meuse, le 25 juin 2024  -  Modifié le 28 juin 2024
Merveilles en Lorraine Gironville : une église fortifiée sentinelle des côtes de Meuse

Sur la route de Pont-à-Mousson à Commercy, au pied des côtes de Meuse, se dresse l'église fortifiée de Gironville sous les côtes, qui subsiste d'une enceinte du 16ème siècle. Grâce à un passionné local et à la paroisse, RCF s'est rendue sur le site et a voulu en savoir plus.
 

l'église au pied de la côte l'église au pied de la côte

 

Notre équipe rencontre René MARTIN passionné d'histoire et ancien maire délégué

Jacqueline PETITCOLAS Maire déléguée actuelle Nelly et Marie Thérèse de la paroisse.

Thérèse, Nelly, Etienne, Stéphane et René 

1)Présentation rapide du site Après le démantèlement de l'empire de Charlemagne en 843 et avant l'arrivée des troupes françaises en 1633, Gironville faisait partie du St Empire Romain Germanique.Le village est seulement terre française, depuis 400 ans, et même moins si l'on démarre de 1766 à la mort de Stanislas.

L'église fait partie des églises fortifiées subsistantes de la Meuse comme Dugny, Woel, Pareid.

En 1598, Charles III duc de Lorraine prend conscience de l'importance du lieu en créant une enceinte fortifiée quasiment disparue et fait surélever le clocher de façon à soutenir un siège.

Comme dans beaucoup de villages des marches de l'Est, Gironville a du subir 5 guerres,

la guerre de 30 ans(années 1630), les guerres napoléonniennes 1814, la guerre de 1870, la guerre de 1914-1918 avec des combats dans les côtes en face à Apremont et quelques combats en 1940 lors de la débâcle. Des marques sur la façade et des graffitis dans le clocher attestent des bombardements et de la présence de soldats en garnison. La commune est décorée de la croix de guerre.

Vierge école de Ligier Richier

2)Le coup de coeur de nos hôtes

René, habitué des lieux, apprécie la statue d'une Vierge de Piété attribuée à l'école de Ligier-Richier célèbre peintre né à St Mihiel en 1500. Elle fut prêtée pour des expositions en 1985 lors d'une rétrospective sur le célèbre artiste. Jacqueline reste en admiration pour le clocher et son célèbre hourd défensif. Nelly nous fait une confidence : la cloche de 1955 a pour parrain son propre père qui était maire du village à cette époque. Elle nous partage son émotion et ajoute qu'elle vient de découvrir de superbes lustres avec des pampilles où sont gravées des croix de Lorraine. Quant à Thérèse, elle admire les vitraux très lumineux, celui de St Léger en particulier et se rappelle qu'elle a pu jouer de l'orgue, il y a longtemps, dans cette église, un des seuls de la plaine de Woëvre, qui mériterait d'être restauré.