"Frappe chirurgicale" Sébastien BOUCHERY
Sébastien Bouchery
" Frappe chirurgicale " (Éditions du Caïman)
Paris, 1981. Louis Verneuil, chirurgien à l'hôpital Saint-Antoine et accessoirement, vétéran d'Indochine, n'aspire qu'à une chose : la paix. Misanthrope et solitaire, il fait pourtant l'erreur un soir de céder aux charmes d'une jeune serveuse, elle-même dans le viseur d'un voyou à la solde de la famille Marzi qui a la mainmise sur la capitale. Une série de réactions en chaîne se met en place et Verneuil devient une cible. Une proie sauvage que personne n'aurait dû sortir de sa tanière…
Sébastien Bouchery " Frappe chirurgicale " (Éditions du Caïman)Chronique de Jacques Plaine
SÉBASTIEN BOUCHERY
Frappe chirurgicale
Éditions du Caïman
Scénariste, comédien, réalisateur, Sébastien Bouchery
est stéphanois. Auteur d’une vingtaine de thrillers, dont
le quart reconnu par un prix littéraire.
Non, trois fois non, ce n’est pas parce qu’il a passé une nuit
dans la chambre et les bras de Nelly - une petite serveuse
qui aurait pu être sa fille - que Louis Verneuil - chirurgien de
la main à l’hôpital Saint-Antoine – va être plongé jusqu’aux
deux oreilles dans la guerre des gangs. Celle qui en ce
début d’année 1981 - alors qu’Internet n’existe pas, que les
téléphones ont encore un fil à la patte et que l’intelligence
n’est pas encore artificielle - déchire méchamment la pègre
hexagonale.
D’ailleurs après cette nuit d’amour qui lui a fait oublier sa
solitude - la mort de sa fille, la fuite de sa femme - et lui a
permis de donner un peu de bonheur à une gamine un
tantinet paumée qui l’a supplié « ne me laisse pas seule ce
soir », à l’heure où il renfile son pantalon pour aller assumer
son cours à la Sorbonne, il a bien mis les choses au point.
La page est tournée, « Rendors-toi mon bébé » et laisse moi seul courir ce monde dans lequel « une jeune femme comme toi n’a pas sa place ».
Seulement voilà, un citoyen tout droit débarqué des antipodes – « un blaireau de banlieue » embauché par la mafia parisienne pour encaisser la dîme ou faire cracher au bassinet (appelez ça comme vous voulez) la moitié des bistrots de la capitale - furieux de voir une souris, dont il rêve de faire sa chose, s’abandonner dans les bras d’un vioc de carnaval, ne fait ni une ni deux et la passe à tabac. Et tout ça à l’heure où la mafia du vieux port envisage de transformer celle de Paname en une bouillabaisse dans laquelle la Sainte-Mère ne retrouverait pas ses petits.
Or si Louis Verneuil est aujourd’hui un spécialiste de la main, il n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds. Son passé de Vétéran d’Indochine faisant le reste – sa spécialité c’est le tir dans le genou pour voir son adversaire rouler à ses pieds, la rotule explosée – le voilà un Glock 27 d’une main, un surin de l’autre, au cœur d’un méga conflit du crime et de la drogue, des souteneurs et des maîtres-chanteurs.
Avec dans sa poche, le commissaire divisionnaire Lebreton. Un vieux de la vieille et de la police dont l’appendice nasal serait plus proche du nez d’Hercule Poirot que du tarin de Cyrano




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