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François de Sales, évêque de dialogue et de charité
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François de Sales, évêque de dialogue et de charité

RCF,  -  Modifié le 17 juillet 2023
La suite de l'Histoire, l'intégrale François de Sales, évêque de dialogue et de charité

Il est le saint patron des journalistes, des écrivains et des publicistes. Saint François de Sales (1567-1622) est pour le pape Paul VI l'une des plus grandes figures de l'Église et de l'histoire. Une figure en tout cas à part, à la fois parfaitement dans son époque et d'une étonnante modernité dans sa conception de Dieu et dans sa prédication. C'est en tout cas le point de vue que défend Michel Tournade, prêtre et religieux oblat de saint François de Sales. Il est notamment l'auteur du livre "Saint François de Sales - Aventurier et diplomate" (éd. Salvator, 2017).

Wikimédia Commons - François de Sales, une vocation de prêtre très profondément ancrée Wikimédia Commons - François de Sales, une vocation de prêtre très profondément ancrée

Un homme destiné aux plus hautes fonctions du duché de Savoie

 

Né le 21 août 1567 dans une famille de la noblesse d'épée, François de Sales est destiné à occuper de hautes fonctions dans le duché de Savoie. "Une entité politique originale" à l'époque, puisqu'elle se trouve "en-deçà et au-delà des Alpes". Et si le duc de Savoie est "italianisant", ses sujets francophones bénéficient d'une certaine autonomie. Le père de François prévoit que son aîné sera officier. Ainsi que cela se faisait dans la noblesse savoyarde, François est envoyé très tôt faire ses études à Clermont et à Padoue. Chez les jésuites il est formé aux humanités, mais aussi à l'équitation et au maniement des armes.

 

Le choix de la prêtrise

 

Contrariant les plans de son père, le jeune François envisage une carrière juridique. Il a la possibilité de devenir sénateur de Savoie. Le sénat de Savoie qui jouit d'un très grand prestige, serait une façon pour cet homme attaché au droit de "contribuer à une législation bienfaisante" et "au bien-être de son pays". François hésite.

 

Finalement ce sera la prêtrise, et même le clergé diocésain. À part les chartreux, les ordre religieux n'ont pas bonne réputation à cette époque, précise Michel Tournade. Abbés ou prieurs sont nommés par l'entité politique et dans beaucoup d'abbayes la discipline est relâchée, "ce sont des institutions riches mais peu ferventes". 

 

Un certain charisme

 

"Les autorités ecclésiastiques annéciennes de l'époque ont dû voir une aubaine : voilà un jeune qui est extrêmement bien formé, intelligent, qui a beaucoup d'éloquence, beaucoup de charisme, un charme fou on pourrait dire et qui désire devenir prêtre !" La vocation de François de Sales était même très profondément ancrée, c'est chez lui "quelque chose de très très fort", explique Michel Tournade. On pense qu'elle est notamment due à l'influence de sa mère elle-même très pieuse. Il y a manifestement "quelque de très ouvert et sensible au spirituel" chez le jeune François...

 

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