Faye Dunaway, Susan Sarandon, Juliette Binoche, Catherine Deneuve ou Brenda Fraser : pluie de stars au 52e Festival du cinéma américain de Deauville
C'est ce vendredi 4 septembre que s’ouvre le 52ᵉ Festival international du cinéma américain de Deauville. Comme chaque année, il servira de vitrine française au cinéma américain, celui des blockbusters des mois à venir comme celui d’un cinéma indépendant qui alimente la compétition.
Les lauréats de l'édition 2025 avec Kristen Stewart, 2e à gauche (© Pierre Germay)Même si les cinémas américain et français sont radicalement différents, le dialogue entre les deux n’a jamais cessé d’exister, un dialogue fait d’amitiés et d’admiration réciproques, mais aussi de défiance et de compétition. Un dialogue dont le Festival de Deauville, depuis 1975, est le passage idéal pour les créateurs venus d’Outre-Atlantique afin de promouvoir leurs productions.
Deauville Awards en pagaille
Le soir de l’ouverture, le vendredi 4 septembre, le festival honorera l’acteur Ethan Hawke (« Le cercle des poètes disparus »), en sa présence, en lui remettant un Deauville Talent Award pour l’ensemble de sa carrière. De même, le festival décernera ce soir-là à Roschdy Zen une distinction numérique INA. Roschdy Zen par ailleurs président du jury de cette 52ᵉ édition du festival. Le tout avant la projection en première du film « Les contrebandiers » de Padraic McKinley, un thriller mêlant action et aventure, précisément avec Ethan Hawke, mais aussi Russell Crowe.
Tout au long des neuf jours de festival, d’autres Awards seront remis à différents invités. Ainsi Brendan Fraser (« La momie ») recevra un Deauville Talent Award, lui aussi pour l’ensemble de sa carrière.
Faye Dunaway et Susan Sarandon à l’honneur
Deux invitées marqueront à coup sûr cette 52ᵉ édition du Festival de Deauville. Elles recevront chacune un Deauville Icon Award. Il y aura d’abord Faye Dunaway, l’héroïne inoubliable de « Bonnie and Clyde » (1967), avant que ne soit projeté le film « The Last Pickpocket in New York », l’histoire d’un pickpocket de talent (John Turturro) contraint de se lancer dans une course contre la montre dans les rues de New York. Film où Faye Dunaway est à la fois actrice, productrice et scénariste.
Et puis il y aura Susan Sarandon (« Thelma et Louise »), Susan Sarandon qu’on verra ensuite à l’affiche du film « The Accompanist » (titre français « L’accompagnateur ») de Zach Woods, où elle est à la fois actrice et productrice. Il s’agit d’un drame autour de la relation entre une mamy de quatre-vingts ans et une gamine de 9 ans retirée à la garde de son grand-père frappé de démence.
Les Deauville Rising-star Awards
D’autres récompenses seront encore distribuées : les Deauville Rising-star Awards qui saluent un jeune acteur ou une jeune actrice en pleine ascension. Ce sera le cas d’abord de Patrick Schwarzenegger (« The White Lotus »), avec la projection du film « Bunker » de Florian Zeller, film centré sur un architecte confronté à un projet moralement ambigu mais aussi aux tensions à l’intérieur de son couple. Avec Penelope Cruz, Javier Bardem et Patrick Schwarzenegger.
Ce sera le cas ensuite de Sophie Tatcher, actrice et chanteuse qu’on retrouvera à l’affiche du film « L’invitation » de Rebecca Zlotowski, un film projeté dans la foulée de l’hommage et mettant en scène deux couples au bord de l'implosion et dont le destin bascule au cours d'un dîner qui tourne mal.
Des films en première
Le Festival de Deauville sert de vitrine à des grosses productions américaines en passe de bientôt débarquer sur nos écrans. Ce sera le cas de deux films projetés à Cannes, en mai dernier. Il y aura d’abord « Diamond » de et avec Andy Garcia dans le rôle de Joe Diamond, un homme hanté par son passé et qui utilise ses compétences d'observation pour découvrir des vérités cachées. Avec également Brendan Fraser, Vicky Krieps, Dustin Hoffman et Bill Murray, excusez du peu !
Puis « The man in love » d’Ira Sachs, un drame qui suit un acteur de théâtre gay vivant dans les années 1980 à New York quand il découvre être atteint du SIDA. Avec dans le rôle principal Rami Malek, l’inoubliable interprète de Freddy Mercury dans « Bohemian Rhapsody ».
La compétition
Deauville a une sélection compétitive. On y trouve des films indépendants américains, des films d’auteur qui ont souvent déjà été remarqués dans d’autres festivals comme Sundance, Berlin ou Cannes. Et des films qui balaient plus d’un registre cinématographique puisque, cette année, on découvrira aussi bien un film d’animation qu’un western, mais aussi des comédies et le récit, devenu très habituel dans le cinéma américain, du passage d’un ado à l’âge adulte.
L’un des films de cette compétition retiendra peut-être plus volontiers l’attention des festivaliers puisqu’il leur donnera l’occasion de rencontrer Juliette Binoche qui viendra le présenter. Il s’agit de « Queen at see » de Marteau de Lance où elle incarne une femme devant s’occuper de sa mère atteinte d’Alzheimer.
Un jury pour treize films en compétition
Qui dit compétition dit jury. Cette année, il sera présidé par l’acteur français Roschdy Zen qui sera accompagné, notamment de Cécile de France, Laura Smet, Camille Chamoux, Raphaël Personnaz ou encore Simon Abkarian.
Tandis que Lio, chanteuse et actrice emblématique bien connue, présidera l’autre jury, le jury Révélation, celui qui récompense un premier film.
Leçon de cinéma de Catherine Deneuve
En fin de festival, le samedi 12 septembre, juste avant la clôture, le festival proposera une leçon de cinéma dont l’invitée prestigieuse sera Catherine Deneuve. La légendaire grande dame du cinéma français parlera à cette occasion de sa vision du cinéma américain et en dévoilera ses films préférés.
À noter que la fenêtre sur le cinéma français ouverte en 2020, l’année de la crise sanitaire de la Covid, pour compenser l’annulation du Festival de Cannes a aujourd’hui disparu du programme. Tandis que la section consacrée aux documentaires du pays de l’oncle Sam y figure toujours bien.
Avec ses plages mythiques (chabada bada) et son atmosphère élégante, la ville de Deauville célèbrera à nouveau le cinéma américain dans toute sa diversité durant une bonne semaine. Rappelons que le festival est ouvert à tous, professionnels comme cinéphiles, puisqu'il y a la possibilité d'acheter un pass, journalier ou pour tout le festival, au choix.
