Didier Nourisson - Le film fixe à l"école (éditions Actes graphiques)
Didier Nourrisson est professeur émérite d’histoire contemporaine. Ancien directeur de l’Université pour tous de Saint-Etienne et professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, il est spécialiste de l’histoire des comportements, des pratiques sociales et des politiques en matière de santé publique.
Didier Nourisson - Le film fixe à l"école (éditions Actes graphiques)Didier Nourrisson – Collection « Le film fixe à l’école » - Actes Graphiques – 17 €
Didier Nourrisson est professeur émérite d’histoire contemporaine. Ancien directeur de l’Université pour tous de Saint-Etienne et professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, il est spécialiste de l’histoire des comportements, des pratiques sociales et des politiques en matière de santé publique.
« La classe a commencé ce matin, dans la bonne humeur… Pour une fois, les enfants n’ont pas envie d’être ailleurs… Que se passe-t-il ? »
Il se passe tout simplement qu’en ce jour de 1950 - dans une école comme tant d’autres en France - le tableau blanc a remplacé le tableau noir, que l’instituteur « a tiré les lourds rideaux devant les fenêtres de la classe » et s’apprête à une séance de cinéma d’enseignement. « La lanterne magique » est devenue « lanterne lumineuse » et par la magie de l’écran, un film fixe - « un rouleau de pellicule 35 mm, qui comporte des vues en noir et blanc, avec parfois de la couleur » - va permettre aux élèves de remonter le temps et de pénétrer dans la vie quotidienne de notre passé.
« Il en est du film fixe comme d’un conte de fées » et Didier Nourrisson nous en raconte l’histoire.
Son histoire à Saint-Etienne. Saint-Etienne qui possède la première collection au monde de films fixes d’enseignement et d’éducation. Une collection magnifiquement présentée au « Musée de l’Ecole dans la Loire d’Hier à Aujourd’hui » mais qui, dans les années 90, connut ses heures de galère. Mais où, me direz vous ? Dans « le plus grand désordre » des anciens bains douches de l’école de Tardy !
Si aujourd’hui le petit écran pourrit les jours et les nuits des jeunes et des moins jeunes, dans le passé l’image était l’outil incontournable de la découverte, de l’apprentissage, de l’enseignement et de la pédagogie. Les parois des grottes de Lascaux, les vitraux de Notre Dame de Paris ou ceux de Chartes, les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry ou les images d’Epinal de Napoléon au pont d’Arcole ou sur son lit de mort, ne font que confirmer ce que Léonard de Vinci appelait en son temps « le bon jugement de l’œil ».
« C’est l’œil, en effet, qui a trouvé tous les arts, depuis l’astronomie jusqu’à la navigation, depuis la peinture jusqu’à la menuiserie et la serrurerie, depuis l’architecture et l’hydraulique jusqu’à l’agriculture. »
Cet œil, matérialisé ici par le film fixe, va donner à l’instituteur, grâce à ses commentaires personnels, le pouvoir de faire découvrir à ses élèves tous les thèmes de la vie qui va - des ouvrages sur l’arbre et la forêt, le sport, la paix, la santé sont déjà programmés - et d’être dans sa classe le roi du monde.




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