"Compostelle" et "Plus fort que moi", deux films qui font du bien
Avec « Compostelle », fiction de Yann Samuell et « Plus fort que moi », de Kirk Jones, les salles françaises accueillant ce 1 er avril deux films aux ondes positives. Yann Samuell sera l’invité de la radio RCF Notre Dame le 2 avril.
affiche du film "Compostelle". © DRDe ces deux films, comme de tous les « feel-good movies » en général, on ressort le sourire aux lèvres et avec la douce impression qu’il y a toujours du soleil derrière les nuages. Ce qui en soi, rejoint notre foi chrétienne et les valeurs qui nous animent ici. Même si espoir et espérance, ce n’est pas tout à fait la même chose.
Compostelle : un chemin éducatif
Le film a le mérite de mettre en scène ces dispositifs judiciaires et associatifs. Ils proposent à des jeunes délinquants, plutôt que la détention, de participer à un projet , sportif le plus souvent.
Dans le film, c’est Adam qui va marcher 2 800 km avec Fred, jouée par Alexandra Lamy. Elle est en instance de divorce, n’arrive plus à communiquer avec sa fille et vient d’être mise à pied pour une gifle donnée à un de ses élèves. Ensemble, ils vont apprendre à se connaître, puis à s’entraider et à surmonter les obstacles du Camino : les ampoules, la peur, le froid.
Un manque de spiritualité ?
Il y a de jolies scènes dans ce film et on ne peut pas enlever à Alexandra Lamy son côté solaire et sa manière de passer de l’humour au drame de façon convaincante. Le reste est plus attendu, voire peu crédible par moments. Il y a une scène notamment dans un couvent espagnol, où on aurait aimé plus de spiritualité ! Assez absente du film par ailleurs. Même dans le sous-titre : « Marcher pour se sauver » aurait gagné à être « Marcher pour être sauvés ».
Une promotion des paysages
Au final, le film est une bonne publicité pour les paysages traversés, tous magnifiques, même si j’ai eu une petite overdose des travellings et panoramiques tournés au drone ! Et c’est aussi une belle ode à l’entraide et aux vertus réparatrices de la marche.
Plus fort que moi : inspiré d’une histoire vraie
Une belle surprise, un film extrêmement touchant sur l’acceptation de la différence, et instructif sur le syndrome méconnu de Gilles de la Tourette. C’est inspiré d’une histoire vraie dont a déjà été tiré un documentaire de la BBC : l’histoire de John Davidson. Il a développé les symptômes de cette maladie neurologique à partir de l’adolescence, dont un des plus connus est l’incapacité à retenir des paroles grossières, plus particulièrement dans des moments de stress ou de trac. Ce qui crée, on s’en doute, quelques scènes très drôles dont la première, ponctuée d’un « Fuck the Queen » sonore, devant la reine d’Angleterre !
Le reste du film est un sacré hommage au courage de cet homme et à son combat pour faire connaitre la maladie et en prévenir les effets sur l’entourage. Le film a valu le BAFTA de meilleur acteur à Robert Amarayo qui incarne John Davidson, devant Timothée Chalamet pour Marty Supreme, et Leonardo DiCaprio pour Une Bataille après l’autre !
C’était donc, on l’a compris, votre coup de cœur de la semaine : le film de Kirk Jones, Plus fort que moi.


Le mercredi c'est le jour où sortent les nouveaux films au cinéma. C'est aussi le jour pour écouter, à 8h45, La Chronique cinéma de Valérie de Marnhac !




