Ca grouille au Festival, pour la 2ème semaine!
Avignon, parée de ses habits d'hôte, accueille pour la deuxième semaine les milliers de festivaliers et professionnels du théâtre.
Planning rempli de pièces repérées dans le catalogue du Off ou libre d'aller là où un bon écho l'appelle, chaque amoureux du rideau rouge vit le festival à son rythme. Concentrés sur leur seule performance scénique ou engagés sur tous les fronts de la vie d'une troupe, les comédiens sont partout, à donner leur meilleur sur scène et à donner de leur personne dans les rues pour se faire connaître. Il y a également ceux qu'on ne voit pas et qui œuvrent avec discrétion dans les coulisses, à l'accueil, à la gestion, à la régie, à la communication. La ville frétille d'une énergie particulière, même sous un soleil accablant.
Ce rendez-vous annuel incontournable, occasion unique de faire rencontrer autant de pièces, de spectateurs, de critiques et de programmateurs, reste une parenthèse effervescente aux journées très remplies pour tous. Beaucoup avouent devoir s'accorder une pause quotidienne pour tenir par ce temps caniculaire qui enveloppe les remparts de la cité médiévale.
Des premiers coups de bâton dans la matinée aux derniers retentissant au cœur de la nuit, les 47 pièces de la 80ème édition du festival In et les 1 700 spectacles de la 60ème édition du festival Off animent chaque recoin d'Avignon. Ce ne sont pas moins de 440 lieux, intra-muros et extra-muros, qui voient aller et venir les amateurs et les professionnels !
Aux terrasses, à l'ombre des platanes, dans les files d'attente, la ville bruisse de papotages, de rires, d'interpellations et de cigales !
Ça grouille à Avignon !
photo Florence SALOUCe qu'il faut retenir :
- théâtre du chêne noir
- métier régisseur
- métier metteur en scène
- festival avignon
- métier des coulisses
- micro trottoir festival avignon 2026
Noah Bedos, Émilie Bourdellot-Tarasconi et moi, Florence Salou, nous avons embarqué nos micros portatifs pour vous partager l'ambiance du festival, tendant le micro aux passants dans les rues, aux artistes dans les compagnies et aux travailleurs discrets dans les coulisses !
Ça grouille dans les rues au micro de Noah Bedos
Par une chaude après-midi de semaine, Noah s'est promené dans les rues et sur les places où familles, marathoniens du festival, artistes de rue, tracteurs et comédiens vont et viennent ! Heureux de partager leur amour de ce festival unique, ils racontent à Noah leurs envies, leurs habitudes, leur organisation pour vivre intensément leur séjour festivalier.
Ça grouille dans les compagnies au micro d’Émilie Bourdellot-Tarasconi
Les comédiens connaissent leur texte par cœur pour le jouer chaque jour, mais ils récitent également des centaines de fois par jour leur présentation de la pièce ! Se faire connaître parmi les 1700 propositions de spectacles proposés aux yeux et aux oreilles des festivaliers débordés de sollicitations, ce n'est pas une mince affaire. C'est même un enjeu pour réussir à gagner une renommée et des réservations pour les calendriers 2027 dans les théâtres du pays. Ce tractage quotidien est un exercice délicat : porter un costume parfois lourd et chaud, offrir un sourire chaleureux qu'importent la fatigue et la chaleur, éveiller la curiosité sans trop s'apesantir au risque de lasser le potentiel futur spectateur...
Émilie et son micro à la bonnette rouge floquée RCF représentent souvent pour eux une rencontre chanceuse de se faire entendre plus encore. Elle leur lance un challenge : " Donnez envie à nos auditeurs de venir vous voir en moins d'une minute ! " Et une minute, c'est court pour raconter toute une pièce !
Ça grouille dans les coulisses au micro de Florence Salou
Ils connaissent leur métier mais il prend une saveur particulière pendant ces trois semaines. Vauclusiens employés par les théâtres ou professionnels de passage employés par une compagnie, les techniciens et chargés de communication sont préparés à vivre un festival prenant. Le nombre d'heures et l'énergie mobilisée se révèlent souvent intenses, car il faut, en effet, non seulement plaire aux spectateurs, mais également signer des contrats de programmation. Il faut être reconnu et faire vivre le théâtre comme la compagnie durant les prochains mois. Alors, tous relèvent les manches !
Ce dimanche matin, le théâtre du Chêne Noir ouvre ses portes pour trois pièces jouées dans les deux salles. Derrières les rideaux et entre deux représentations, les agents de l'ombre préparent, rangent, regardent leur messagerie, surveillent l'heure, observent le flot des spectateurs, écoutent leurs commentaires, font une pause, débriefent, programment la suite de la journée...
Trois d'entre eux m'accordent 5 minutes pour me raconter leur métier et leur festival.
L'un, régisseur lumière pour la compagnie des Athévains, joue de sa platine pour mettre en lumière les comédiens de l’École des Femmes selon un chronométrage précis.
L'autre, chargée de l'accueil public et de la régie générale du théâtre, assure avec enthousiasme la fluidité des transitions entre chaque pièce .
La dernière, metteuse en scène de Walt la Folie Disney, surveille de près l'adaptation de la pièce à la scène avignonnaise !
Je remercie donc
Tom Peyroni, régisseur pour l'Ecole des Femmes mis en scène par Frédérique Lazarini,
Léa, responsable accueil et régie générale du théâtre Chêne Noir ;
ainsi que Victoire Berger-Perrin, metteuse en scène de Walt, la Folie Disney
de m'avoir partagé leur enthousiasme à participer au festival, loin des projecteurs!


3 chroniqueur partent des les rues d'Avignon prendre la température et se mette à l'écoute des spectateur, les compagnies, les théâtres.



