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Ariane Wilson, l'art de la fugue... à pied et avec son violoncelle

Ariane Wilson, l'art de la fugue... à pied et avec son violoncelle

Un article rédigé par Jeanne d'Anglejan - RCF, le 4 septembre 2023  -  Modifié le 5 septembre 2023
Visages Ariane Wilson, l'art de la fugue ... à pied et avec son violoncelle

Elle a parcouru l'Himalaya un violoncelle sur le dos. Au Japon, elle a fait le pèlerinage de Shikoku, le "Compostelle" local, pour lequel elle a imaginé et fabriqué un logement hybride. Ariane Wilson est architecte, artiste, marcheuse, voyageuse, écrivaine... Rencontre avec une passionnée de rencontres pour qui le monde est comme "un livre ouvert".

 

© Janderson Tulio sur Unsplash © Janderson Tulio sur Unsplash

 

Violoncelliste et architecte, Ariane Wilson est partie à deux reprises à l'aventure en Asie. Dans "Un violoncelle sur le toit du monde" (éd. Presses de la Renaissance, 2002) et dans , elle raconte deux expériences édifiantes et qui l'ont marquée pour la vie. 

 

 

 

Aller à la rencontre de l'autre : le pouvoir de la musique

 

"Je suis une expatriée depuis ma naissance." Née à Bruxelles, de nationalité franco-anglaise, Ariane Wilson a toujours connu ce sentiment de "déplacement" que procure le fait de grandir à l’étranger. Les voyages ont marqué son enfance. Pour cette artiste qui a parcouru le monde avec son orchestre, "musique a toujours rimé avec rencontre".


Jouer du violoncelle sur le "toit du monde", un pari fou qu'Ariane Wilson a réalisé à 24 ans. Elle est partie au Zanskar, une région du nord de l’Inde. "Je voulais que mon violoncelle soit le porte-parole et le réceptacle d’autres chants." Son instrument sur le dos, elle a parcouru les chemins de village en village. Son "bagage peu habituel" attirait les curieux, provoquant étonnement, rires et gaîté. 

 

"On prend contact par la musique", insiste l’intervenante. Le violoncelle est comme un "troisième protagoniste". "Avec sa voix propre, il m’a beaucoup guidée", confie Ariane Wilson, qui aime aussi faire résonner ses vibrations en pleine nature. Là où elle peut écouter le silence. Cela lui apprend à "être pénétrée de silence, à être très alerte envers les choses qui nous entourent, et à porter attention aux choses les plus minimes..."

 

 

 

Professeure d'architecture passionnée par le Japon

 

Architecte de formation, Ariane Wilson est fascinée par par l’esthétique japonaise de l'éphémère. En 2004, elle est partie sur les routes du "Compostelle japonais", le pèlerinage de Shikoku. Une aventure 1.400 kilomètres qu'elle a racontée dans "Le Pèlerinage des 88 temples - Sur les chemins sacrés du Japon" (éd. Arthaud, 2019). Elle y raconte comment elle a conçu avec une consœur un "abri nomade avec l’idée que ce soit l’expression de notre pèlerinage". Une "peau de nuit" qu'elle a installé à chaque étape, les 88 temples qu'elle a visités.

 

Un jour, un moine japonais lui a donné un conseil : "Il m’a dit que dans un pèlerinage chaque pas est un moment en soi, et que l’on peut faire abstraction de l’environnement." À Shikoku, Ariane Wilson a appris la sobriété et une forme de non-attachement aux choses. Aujourd’hui professeure d’architecture, elle souhaite transmettre à ses élèves "l’apprentissage de la déshabitude". Elle a à cœur de transmettre à ses lecteurs comme à ses étudiants ce que ses expériences en Asie lui ont apporté et ce qu’elle a appris sur "ce grand livre ouvert" qu’est le monde.

 

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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