Annecy en fête pour le cinéma d'animation
La semaine dernière a eu lieu le Festival international du film d’animation d’Annecy. Cet événement, qui se tient depuis 1960, met sous le feu des projecteurs un domaine de création beaucoup plus vaste que ce que l’on imagine. Valérie de Marnhac y était. Elle nous parle de quelques films marquants de ce festival.
Affiche de In Waves ©DRÀ Annecy se tient depuis 1960 le plus grand Festival international du film d’animation. Cet événement incontournable, impressionnant par son dynamisme, sa diversité et la jeunesse de son public, a eu lieu la semaine dernière. Un record a de nouveau été franchi cette année avec plus de 19 000 accrédités en provenance de 118 pays.
Qu’est-ce que le cinéma d’animation ?
Quand on parle de cinéma d’animation, il faut préciser de quoi il s’agit exactement. On pense évidemment aux « dessins animés » de notre enfance, qu’ils soient de Walt Disney ou de Miyazaki, selon les générations. Mais c’est aujourd’hui un domaine de création beaucoup plus vaste, qui s’adresse, pour une large part, aux adultes en abordant des sujets historiques, philosophiques ou culturels très variés.
L’animation, c’est donc avant tout un ensemble de techniques, qui va des plus artisanales aux plus sophistiquées : du simple trait de crayon à la figurine en pâte à modeler, jusqu’à la 3D en images de synthèse.
Et l’ancêtre de tout cela date du début du XIXᵉ siècle : ce sont ces petits carnets de dessins successifs qui donnent l’illusion du mouvement quand on les feuillette rapidement. Un « jouet optique » très ancien qui apparaît dans le film In Waves, qui sort en salles cette semaine et qui était en compétition à Annecy.
Des films d’animation à voir absolument
Le film d’animation In Waves a été réalisé par la Française d’origine vietnamienne Phuong Mai Nguyen. Son premier long métrage est adapté d’une BD à succès inspirée d’une histoire vraie. C’est la propre histoire du dessinateur AJ Dungo et sa rencontre avec une jeune surfeuse, Kristen, au cœur des vagues du Pacifique. Une rencontre marquée par l’amour, la maladie et le deuil, mais où prédominent la joie, la lumière et les couleurs. Un magnifique chemin de résilience, tout en douceur, qui donne envie de croire en la vie.
C’est un autre film qui a reçu le grand prix du Festival d’Annecy. Le Cristal du long métrage a été remis au film La Violoniste, de Erwin Han et Raúl Garcia. Un choix plutôt sage et inattendu. La Violoniste se passe dans les années 1930, à l’époque où Singapour était encore sous pavillon britannique, et suit deux jeunes musiciens que la guerre va séparer. Le film n’a pas encore trouvé de distributeur pour la France. Pas de date de sortie annoncée pour l’instant !
En revanche, je vous parlerai à la rentrée d’un véritable petit bijou de l’animation française qui a raflé trois prix. C’est Le Corset, de Louis Clichy. Un récit largement autobiographique, dessiné à l’aquarelle. C’est l’histoire d’un jeune garçon de onze ans qui grandit avec un corset dans une ferme familiale de la Beauce et va découvrir la musique grâce à l’orgue de son village. C’est absolument formidable !
En attendant Le Corset, prévu en octobre, vous pouvez, dès aujourd’hui, profiter du dernier jour de la Fête du cinéma et aller surfer en salles avec le film In Waves, de Phuong Mai Nguyen.


Le mercredi c'est le jour où sortent les nouveaux films au cinéma. C'est aussi le jour pour écouter, à 8h45, La Chronique cinéma de Valérie de Marnhac !




