79e Festival de Cannes, cérémonie d’ouverture : « Le cinéma est un acte de résistance », Jane Fonda
C’est ce mardi soir que les comédiennes chinoise et américaine, Gong Li et Jane Fonda, ont donné ensemble le coup d’envoi du 79ᵉ festival de Cannes, Jane Fonda rappelant que Cannes célèbre le cinéma, « l'audace, la liberté, l'acte de résistance et l’acte féroce de la création ». Le cinéma permet de ressentir « les mêmes émotions partout dans le monde », a-t-elle ajouté. Tandis que Gong Li a salué cette réunion symbolique de l’est et de l’ouest comme seuls, à nouveau, le cinéma et Cannes le permettent.
Peter Jackson et sa Palme d'Or d'honneur @ Pierre Germay, RCF LiègeEye Haïdara, maîtresse de cérémonie
Avant cela, c’est l’actrice franco-malienne Eye Haïdara qui a officié pour la première fois en qualité de maîtresse de cérémonie. Et c’est en entonnant « Sur l'écran noir de mes nuits blanches, la chanson de Claude Nougaro, qu’elle a ouvert les festivités.
Eye Haïdara a ensuite salué les spectateurs dans la salle du Grand Théâtre Lumière aussi bien que les téléspectateurs et les internautes de partout à travers le monde…. où internet n’a pas été coupé par la pouvoir en place et où l’Intelligence Artificielle ne s’est pas substituée à la réalité, a-t-elle lancé !
« Au cinéma, j’ai vu le monde se raconter »
Dans son discours, la maîtresse de cérémonie a aussi tenu à célébrer Cannes, ce « seul endroit où la fable d'un Iranien perce le mur de l'indifférence ». Au cinéma, « j'ai vu le monde se raconter », a-t-elle ajouté avant de jouer plusieurs répliques cultes de ses films préférés accompagnée au violon.
Ensuite, le président du jury, le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, a joué la sobriété, indiquant qu'il espérait un « échange d'idées au sein d’une grande famille » entre les membres du jury, aux termes d’un bref discours en coréen traduit uniquement pour les téléspectateurs. Et donc pas pour les festivaliers présents dans la salle…
Palme d’Or d’honneur à Peter Jackson
C’est alors le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson à qui l'on doit les trilogies « Le Seigneur des anneaux » et « Le Hobbit », qui est monté sur scène pour recevoir sa Palme d’Or d’honneur des mains de l'acteur Elijah Wood (le Hobbit Frodon Sacquet).
Lui aussi s’est alors fendu d’un discours dans sa langue maternelle, l’anglais, à nouveau non traduit pour les spectateurs. Il a expliqué que « c'était inattendu, et presque miraculeux, un honneur. Jamais je n’aurais imaginé gagner une Palme d'or. Je ne fais pas des films qui se prêtent à une Palme d'or », a-t-il reconnu. Tout en précisant qu'il est déjà venu à Cannes deux fois et qu'à chaque fois, cela a marqué des « jalons importants » dans sa carrière.
« Get Back » des Beatles pour réveiller la salle
Pour clore cette cérémonie d’ouverture assez sobre, les chanteuses françaises Theodora et Oklou ont interprété « Get back », la chanson des Beatles. Ce qui a enthousiasmé Peter Jackson fredonnant les paroles. Et réveillé la salle !
« La vénus électrique », le film d’ouverture
La cérémonie terminée, c’est le film d’ouverture, « La vénus électrique » de Pierre Salvadori qui a envahi le grand écran pour une comédie fantaisiste sur un peintre en panne d’inspiration suite au décès de sa femme et qui se fait mener en bateau, et plus si affinité, par la voyante qu’il décide de consulter dans une fête foraine. Avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Gilles Lellouche.
Si les décors et costumes du Paris de 1928 sont magnifiquement reconstitués, on reprochera au scénario une accumulation de superpositions des personnages réels ou imaginés dans un journal intime, rendant sa lecture par moments un peu complexe.




