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Michel BUSSI - Le temps est assassin
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Michel BUSSI - Le temps est assassin

Un article rédigé par Anne-Marie VERGNON - RCF Saint-Étienne, le 15 octobre 2016  -  Modifié le 28 février 2024

Eté 1989, la Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite... et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux. Eté 2016 Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l'accident, avec son mari et sa fille pour exorciser le passé. A l'endroit où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre, signée de sa mère. Vivante ?

 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

 
Michel Bussi - « Le temps est assassin » - Presses de la Cité - 21,50 €
 
Professeur de géographie à l’Université de Rouen et politologue spécialiste de géographie électorale, Michel Bussi - 25 prix littéraires - est aussi écrivain. Le troisième auteur français le plus lu en 2015. « Le temps est assassin » est son 10ème roman.
 C’était il y a vingt-sept ans. Clotilde avait attendu tout ce temps pour revenir au pays. Au pays de son père, de son grand-père, de son arrière grand-père, de tous ses aïeux paternels depuis la nuit des temps. C’était arrivé dans les lacets de la Petra Coda. En Corse. A deux pas de la presqu’île de la Revellata. Une terre de genêts et de myrte, qui à perte de vue - sauf « quatre mille mètres carrés dont avait hérité un vague cousin » - appartenait à son grand-père. Aujourd’hui elle y a traîné son mari et sa fille. Le premier n’a qu’une envie retourner barboter dans la mer, la seconde, quinze ans, aller faire la belle au bastringue du camping.
Vingt-sept ans après, elle est revenue. Non seulement pour faire son deuil mais encore pour leur montrer à tous les deux le virage où le 26 août 1989 à 21 h 02 précises, son père avait balancé toute la famille dans le précipice. Avec sa Fuego rouge et après avoir fait « un tout droit ».Trois morts, lui, sa femme, son fils. Elle, est la seule survivante. Un accident ? Un attentat ? Un suicide ? Un crime ? Une vendetta ? Allez savoir, mais Clotilde veut savoir. Aujourd’hui, vingt-sept ans après.
 Le lendemain de ce rendez-vous manqué avec son passé, elle reçoit une lettre : «Ma Clo, demain, lorsque tu seras à la bergerie d’Arcanu, tiens-toi quelques minutes sous le chêne vert, avant qu’il fasse nuit, pour que je puisse te voir ». Cette lettre est signée. De sa mère, morte sous ses yeux il y a vingt-sept ans. Clotilde, avocate, ne croit plus aux fantômes mais elle reconnaît l’écriture. C’est bien celle de sa mère. Elle essaye de se souvenir de ce 26 Août 1989 et des jours qui l’ont précédé. Elle aimerait retrouver le petit carnet bleu sur lequel elle écrivait tout, se racontait sans détour, elle, sa famille, ses amis, le beau Natale aussi. Ce journal intime de son adolescence, peut-être oublié sur un banc le jour du drame.
 Un brûlot ce carnet bleu. Et s’il avait été ramassé par un malveillant ? Un truc à faire se battre les montagnes. Les montagnes corses bien sûr. Un truc à écrire un vrai thriller. Un de cinq cents pages… à la Michel Bussi.

         

 

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