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Haï Arinouche: le scoutisme au service de la culture arménienne
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Haï Arinouche: le scoutisme au service de la culture arménienne

Un article rédigé par Sophie Lecomte - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 10 janvier 2022  -  Modifié le 14 janvier 2022
Cap ou Canap' Haï Arinouche: le scoutisme au service de la culture arménienne

Déjà 90 ans que les Haï Arinouche, les guides arméniennes existent à Marseille. Créées sous l’impulsion de Manouche Chamirian, que beaucoup surnommaient “kouirig”, la petite sœur, qui avait à cœur d’inculquer les valeurs du scoutisme forgées par Baden Powell, accommodées à la sauce arménienne. L’association devient à travers les années un formidable outil pour forger le caractère, développer l’initiative et le civisme, et connaître les valeurs de la culture arménienne. Astrig Cermakian, petite fille de Manouche Chamirian, nous présente les Haï Arinouche. 

Astrig Cermakian dans les locaux de @Dialogue RCF Astrig Cermakian dans les locaux de @Dialogue RCF

Chez les Chamirian, le moins que l’on puisse dire est que le scoutisme est une histoire de famille !

Astrig est entrée chez les Hai Arinouche, guides arméniennes à l’âge de trois ans. Une évidence pour la petite-fille de Manouche Chamirian, qui a créé les Haï Arinouche à Marseille dans les années 1930.
 
Après l’exil en Iran et en Roumanie, Manouche arrive à Marseille, à l’âge de 12 ans. A l’époque, elle n’est pas scolarisée. Un peu isolée, elle s’interroge sur son avenir. 
Lui vient à l’idée alors de créer un groupe de guides avec d’autres jeunes filles arméniennes. Au début, elles sont cinq adolescentes à partir en camp dans la nature, une initiative avant-gardiste pour l’époque. Porté par cette énergie, le groupe s’étoffe et des camps d’été s’organisent année après année jusqu’à aujourd’hui.

Une maman emblématique
 

Manouche Chamirian, qui n’a pas connu sa maman, a eu à cœur de transmettre autour d’elle, sa chaleur humaine, ses valeurs et sa culture arménienne. Elle est devenue ainsi la maman de toute une génération d’arméniens à Marseille, qui reste marquée par son témoignage, son ouverture et son élan de vie.
 
Les Haï Arinouche, ont contribué à transmettre et à mieux faire connaître la culture arménienne grâce à l’apprentissage de la langue, à l’histoire, à la littérature, aux chants…
 
Astrig se souvient avec émotion de l’organisation des spectacles et défilés de costumes traditionnels organisés par les hai arinouches. Elle confie les effets bénéfiques que le scoutisme a eu dans sa vie: “cela m’a apporté une grande rigueur, beaucoup d’ouverture, de don de soi, et cela a changé mon regard sur l’autre en apprenant à la considérer comme un frère ou une soeur”
 

Quid en 2022 ?

Les Haï Arinouche existent toujours et mènent des actions humanitaires pour aider les arméniens victimes de la guerre du Haut-Karabakh. Elles soutiennent les familles, les veuves et orphelins qui sont dans le besoin en leur apportant une aide financière, matérielle et psychologique.
 
Tous les renseignements sont à retrouver sur la page Facebook des Haï Arinouche Marseille.

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