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Gérard-Michel Thermeau "Stéphanois d'autrefois"
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Gérard-Michel Thermeau "Stéphanois d'autrefois"

Un article rédigé par Anne-Marie VERGNON - RCF Saint-Étienne, le 19 septembre 2020  -  Modifié le 27 février 2024
A plus d'un titre Gérard-Michel Thermeau "Stéphanois d'autrefois"

Gérard-Michel Thermeau
" Stéphanois d'autrefois " (Actes graphiques)
C'est à travers vingt Stéphanois anonymes, un passementier, un mineur, un armurier, un médecin, un avocat, un notaire, un cordonnier, un curé, un photographe et quelques autres que Gérard Michel Thermeau avait prévu de raconter l'histoire « du Grand siècle de Saint-Étienne » Le dix-neuvième.
« Je voulais trouver vingt photographies et tracer vingt portraits de gens ordinaires dont chacun aurait illustré un aspect de la société stéphanoise d'alors. » Sauf que les recherches faites ne lui ont pas offert une iconographie qui immortaliserait des inconnus. Des anonymes à l'ADN banal des gens ordinaires. Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor.

  
 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Gérard-Michel Thermeau
" Stéphanois d'autrefois " (Actes graphiques)

Gérard-Michel Thermeau, docteur en Histoire, chargé de cours à l’Université Jean Monnet et président d’honneur d’Histoire et Patrimoine est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de Saint-Étienne et de sa région. « Je méditais d’écrire différemment sur la population stéphanoise ». C’est à travers vingt Stéphanois anonymes, un passementier, un mineur, un armurier, un médecin, un avocat, un notaire, un cordonnier, un curé, un photographe et quelques autres que Gérard Michel Thermeau avait prévu de raconter l’histoire « du Grand siècle de SaintÉtienne. » Le dix-neuvième. 
« Je voulais trouver vingt photographies et tracer vingt portraits de gens ordinaires dont chacun aurait illustré un aspect de la société stéphanoise d’alors. » Sauf que, bonjour la surprise, les recherches qu’il a faites ne lui ont pas offert une iconographie qui immortaliserait des inconnus. Des anonymes à l’ADN banal des gens ordinaires. Claudius Villard le passementier de la rue Paul Bert n’est pas un monsieur tout le monde de l’industrie textile mais l’heureux élu qui le 30 mai 1898 accueille en son atelier le Président de la République. Le barbu qui tient par la main une petite femme en pantalons, sabots et chapeau mou n’est pas un mineur anonyme mais Michel Rondet, et la petite femme à ses côtés Séverine en personne. La brute à tête de Thénardier, n’est pas un des 345 obscurs cordonniers du Saint-Étienne de l’époque mais « Cou-Tors » l’anarchiste mouillé jusqu’aux deux oreilles dans l’assassinat du préfet de l’Espée et vedette de la Commune. Enfin le petit curé sagement assis un bréviaire à la main n’arbore pas par hasard la Légion d’Honneur pendante sur sa soutane tout comme le gaga à bouille ronde, souriant béatement dans son cadre, n’est pas un quelconque représentant de commerce mais Babochi un chansonnier à la mode. Gérard-Michel Thermeau ne pouvait que mettre entre parenthèses son premier projet et faire revivre notre histoire stéphanoise à travers quelques-uns de ses vrais protagonistes... en y ajoutant une pincée de personnages hors norme, de créatures nées dans la soie et le velours mais à l’art de vivre un peu décalé au regard de leur tribu d’origine. Une façon maline - ou maligne - de ne pas oublier ces grandes familles, fer de lance de la ville de Saint-Étienne, en ce siècle de référence.

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