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Daniel Mandon "De la modernité au culte républicain. L'ombre des lumieres"
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Daniel Mandon "De la modernité au culte républicain. L'ombre des lumieres"

Un article rédigé par Jean-Claude DUVERGER - RCF Saint-Étienne,  -  Modifié le 23 décembre 2017

Après s'être interrogé sur le système de valeurs qui a modelé les rapports entre la religion et la culture, l'auteur poursuit sa réflexion sur une sécularisation qui a donné naissance à la « laïcité à la française », le déni du fait religieux apparaissant caractéristique d'une culture républicaine née de la Révolution. Au-delà d'un simple travail de compilation, l'auteur expose dans ce livre sa conception d'une laïcité ouverte et tolérante, dans l'esprit des Lumières.

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

 
 
Daniel Mandon - De la modernité au culte républicain. L’ombre des lumières - L’Harmattan - 20 €
 
Daniel Mandon, né à Saint-Étienne, sociologue, professeur d’anthropologie sociale et culturelle aux Universités de Lyon I et Lyon II, est ancien député et vice-président du département de la Loire, maire et conseiller général honoraires. Il a publié plusieurs ouvrages sur le changement social, les besoins de santé et surtout sur la vie culturelle. On se souvient de ses « Barbelés de la culture » qui avaient fait grand bruit en 1976.
Comment est-on passé du « Très Chrétien Roy à la laïcité républicaine » et « comment en ce début de XXIème siècle, la France est-elle devenue l’un des pays les plus déchristianisés du monde ? » Faisant appel à des citations d’auteurs qui se complètent et parfois s’opposent, Daniel Mandon se donne ici pour challenge de revisiter cette particularité qui fait la triste originalité de notre République.
Que ce soit l’interprétation de la laïcité, la place des religions dans notre société, notre inculture concernant l’islam, l’exercice de la liberté religieuse ou le sens du projet républicain, toutes ces questions, et bien d’autres, l’ont décidé à reprendre la plume.
 Il fait donc appel à ses propres connaissances sans se priver des travaux de ses confrères pour retourner aux sources de la modernité dont le siècle des Lumières – né à la Régence et mort à la Bastille - reste le cœur de cible.
 Marchant dans les traces d’historiens convaincus que « pour mieux comprendre la filiation déterminante qui unit la genèse des Lumières et les débuts de la Modernité » il ne fallait pas hésiter à remonter le temps, il s’est fixé pour point de départ la fin du XVème et la Renaissance.
 Nous voilà donc en 1492 année de l’abordage des caravelles de Christophe Colomb sur un nouveau continent, année où le monde change de dimension et où la mondialisation prend du sens. Ensuite de grands événements en grandes dates, de la montée en puissance de l’imprimerie à la Réforme, de d’Alembert à la Déclaration des Droits de l’Homme, du petit père Combe à Tintin au Congo, de mai 68 à aujourd’hui, il l’affirme et ce sera sa conclusion : « ce sont les forces intellectuelles et morales, non les forces matérielles qui dirigent et qui commandent la vie. »

   

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