Coline Gatel "Les suppliciées du Rhône"

Jean-Claude DUVERGER,Jacques Plaine - RCF Saint-Étienne, le 27/04/2019 à 08:00
 -  Modifié le 27/04/2019 à 07:36

Lyon, 1897. Alors que des corps de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques recherchent le coupable en mettant en pratique toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle : autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels. Voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer à son équipe, mais sait-il ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ?
 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Coline Gatel - Les suppliciées du Rhône - Préludes - 16 € 90
 
Coline Gatel originaire de Saint-Étienne vit maintenant dans le Morvan, où elle se consacre à l’écriture.
 
Lyon. 1897. En ce temps le pont de la Guillotière était déjà « le pont de la Guil’» et la rue Thonassin le quartier des bordels. En ce temps là Karl Landsteiner n’avait pas découvert les groupes sanguins et les femmes qui voulaient porter pantalon devaient se faire établir un certificat de travestissement tous les trois mois.
 
En ce temps là l’Hôtel Dieu avait déjà son amphithéâtre et le professeur Alexandre Lacassagne s’y offrait régulièrement des triomphes lorsque entouré de ses meilleurs étudiants il effectuait l’autopsie de quelque cadavre remonté des bas-fonds de la capitale des Gaules. Créateur de l’anthropologie criminelle, il dispensait depuis plusieurs années à Lyon un enseignement qui renversait la table … d’autopsie bien entendu.
 
Ce jour là le cadavre mis à la disposition de l’éminent professeur et de ses élèves était celui d’une jeune demoiselle « comme il était rare d’en découvrir en cet endroit ». Elle semblait avoir dans les seize ans, était « propre et bien nourrie » et tout indiquait qu’il devait s’agir d’une fille provenant de milieu commerçant, voire petit-bourgeois. Du plexus au pubis, son ventre était barré d’une longue cicatrice recousue - semblait-il depuis peu - et disons-le de façon professionnelle.
 
Dissimulé sous un tas de gravas, son corps avait été retrouvé dans une ruelle fétide rendant évident un « décès non naturel ». Restait à l’équipe du professeur de trouver le coupable. Seule ou en collaboration avec la police ? « Allez expliquer à un commissaire que vous pouvez résoudre une affaire de meurtre en regardant l’intérieur d’un corps ou en analysant les insectes qui sont sur le cadavre.»
 
Dans les jours qui suivirent, d’autres corps - tous de jeunes femmes, le bas-ventre étrangement mutilé - allaient atterrir sur la table d’autopsie et trois enquêteurs se lancer aux trousses de l’assassin. Deux sont des élèves du professeur Lacassagne, à eux viendra se joindre une jeune journaliste qui n’hésitera pas à simuler une grossesse, question de voir de près - et en pleine action - une faiseuse d’anges.
 
Vendredi 26 avril à 18 heures et à la Librairie de Paris enregistrement public sur RCF de l’émission « A plus d’un titre » avec Coline Gatel. A 17 h 15 même lieu enregistrement public d’une « Carte Blanche » avec Henry Rossignol pour son livre « 2032. Un musulman conquiert l’Elysée » Editions de l’Onde.




© clichés Louis Reynard Lire à Saint-Etienne/ RCF42

 

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