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Antoine Laurain "Millésime 54" chez Flammarion
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Antoine Laurain "Millésime 54" chez Flammarion

Un article rédigé par Anne-Marie VERGNON - RCF Saint-Étienne,  -  Modifié le 12 novembre 2018

Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant, et Bob, touriste américain de passage à Paris. Pourtant tous les quatre vont ouvrir et partager une bouteille de Château Saint-Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent. Le lendemain matin, ils sont retournés dans l'année du vin, celle d'un Paris éternel où l'on croise Jean Gabin comme Audrey Hepburn.

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Antoine Laurain - Millésime 54 - Flammarion - 18 €.
Antoine Laurain Prix Landerneau et Prix Relay des voyageurs pour « Le Chapeau de Mitterrand » fut en 2016 finaliste du Prix Charles Exbrayat pour « Rhapsodie française ».
Hubert habite au 18 rue Edgar-Charllier « depuis 1868 » dit-il. Une façon de rappeler que son arrière-arrière-grand-père a fait construire l’immeuble cette année-là. Magalie - une beauté comme on n’en voit que sur les calendriers des garagistes - a repris le bail du marchand de tapis du rez-de-chaussée et recolle les vases brisés que lui confient particuliers et antiquaires. Julien, le roi du shaker et des cocktails branchés, lui est barman au Harry’s, un cabaret à la mode. Enfin Bob, un Américain accro des Harley-Davidson, vient tout juste d’atterrir à Roissy.
Et que font ces quatre-là ? Ils arrosent. Ils arrosent un événement parfaitement incongru : la libération d’Hubert qu’une crapule a sournoisement enfermé dans sa cave. Et avec quoi ? Avec une bouteille de Château Saint Antoine 1954. Un petit vin de soif dont le millésime 54 serait par contre exceptionnel et digne des plus grands crus. Une cuvée de légende qui aurait - de plus - le pouvoir de renvoyer au cœur de cette année 1954 ceux qui auraient eu l’opportunité d’en téter une goutte.   
Il n’y a qu’Antoine Laurain et sa plume magique pour vous entrainer dans une telle aventure et vous plonger avec Bob, Magalie, Julien et Hubert dans le quotidien de l’année 54. De leur faire rencontrer Jean Gabin et Edith Piaf « au Veau qui tète », Salvador Dali et le duc de Windsor à  l’hôtel Meurice, de  boire un verre dans un café du passage Vivienne avec François Truffaut et de photographier avec Doisneau des gamins dévalant la rue Lepic sur leur caisse à roulette. C’était le temps des Picon-Bière et de la méthode Ogino, des bars enfumés et de la télé noire et blanc.
Tous les quatre, le smartphone en stand-by et les euros sous leur mouchoir au fond des poches, ont échangé les dollars de Bob contre des anciens francs puis ont annoncé à qui voulait les entendre les grands bouleversements des années à venir, la pilule, le droit à l’avortement, les mariages  homos, un président américain noir, une femme à la tête du Bundestag et tout ce qui fait le quotidien du quotidien d’aujourd’hui.
Vendredi 9 novembre à 18 heures et à la Librairie de Paris, enregistrement public sur RCF de l’émission « A plus d’un titre » avec Antoine Laurain. A partir de 16 heures 30, même lieu rencontre dédicace avec Antoine Laurain.  

   

© clichés Clément Bonsignore

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