Venue du pape Léon XIV : Valérie Pécresse promet un dispositif de transports "Jeux olympiques"
À quelques jours de la venue du pape Léon XIV en France, Valérie Pécresse annonce un dispositif de transports exceptionnel en Île-de-France. La présidente de région appelle aussi la droite à se rassembler derrière Bruno Retailleau avant l’élection présidentielle.
Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France ©RCF Notre DameVenue du pape Léon XIV : Valérie Pécresse promet un dispositif de transports "Jeux olympiques"
Un plan de transports à la hauteur de l’événement ! Des pèlerins venus de toute la France, et sans doute de l’étranger, des centaines de milliers de personnes attendues dans Paris et à Saint-Denis : la visite de Léon XIV place l’Île-de-France face à un défi logistique majeur.
Île-de-France Mobilités mobilisera 1 300 personnes supplémentaires dans les transports en commun : 800 pour la sécurité et 500 pour accueillir et orienter les pèlerins. Des trains seront ajoutés vers le Stade de France et l’offre renforcée dans Paris. Un dispositif que Valérie Pécresse compare à celui des Jeux olympiques.
La présidente de région annonce un coût de 500 000 euros, qui sera pris en charge par Île-de-France Mobilités. Plusieurs stations de métro seront fermées, sur décision du préfet de police, afin d’éviter les mouvements de foule dans les espaces les plus étroits. Les lycées situés sur le parcours de la déambulation du pape fermeront également. Des transports et des tribunes spécifiques sont prévus pour les personnes à mobilité réduite. Valérie Pécresse invite néanmoins les personnes les plus fragiles à la prudence, compte tenu de l’affluence attendue lors des grands temps de la visite.
Léon XIV, laïcité et foi personnelle
Pour Valérie Pécresse, le choix du nom de Léon XIV renvoie à Rerum Novarum et à la doctrine sociale de l’Église. Elle y lit le signe d’une attention particulière du pape aux enjeux sociaux. La présidente de la région Île-de-France souligne aussi ses prises de parole sur l’intelligence artificielle, notamment dans Magnifica Humanitas.
Catholique assumée, Valérie Pécresse revendique l’influence de son éducation religieuse sur son engagement public. Mais elle trace une frontière nette entre ses convictions personnelles et sa mission d’élue : garantir, dans une région de douze millions d’habitants, la liberté de croire, de ne pas croire, de ne plus croire ou de pratiquer sa religion. "Moi, je suis forte de cette conviction que la loi protège la foi dès lors que la foi respecte la loi."
Présidentielle : Valérie Pécresse redoute l’éparpillement à droite
Le pape Léon XIV et les transports n’ont pas éclipsé la séquence politique. À l’approche de la présidentielle, Valérie Pécresse soutient Bruno Retailleau, désigné candidat par Les Républicains. Elle s’inquiète de voir d’autres ambitions se déclarer à droite, au risque de rendre l’offre politique illisible.
"Mais le morcellement et l'éparpillement, c'est l'élimination et c'est donner le pays aux extrêmes. Et c'est contre ça que je me bats." Valérie Pécresse refuse en revanche l’hypothèse d’une primaire large du centre, défendue par François Bayrou. Elle juge les désaccords trop profonds avec la gauche, notamment sur l’économie, l’immigration et la sécurité.
Sur le budget, l’ancienne ministre appelle à voter le texte présenté par le gouvernement, malgré ses lacunes. À ses yeux, l’absence de budget accentuerait l’instabilité, fragiliserait l’investissement et pèserait sur le prochain président de la République.


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