Vents favorables pour les éoliennes aux Vastres
Après 18 ans d’études et de procédures juridiques, l’implantation d’éoliennes au Vastres est relancée. Fin décembre, le Conseil d’Etat a considéré irrecevables les recours des opposants au projet. La société BayWa r.e va pouvoir installer 3 mâts dans les bois à l’est de la commune.
Projection des 3 éoliennes des Vastres ©BayWa r.eLes éoliennes vont voir le jour aux Vastres après un long combat juridique. Initié en 2007, le projet avançait à petits pas depuis 2018 et le refus du permis de construire par la préfecture de Haute-Loire. S’en sont suivis de nombreux recours, en premier lieu par l’entreprise BayWa r.e puis à plusieurs reprises par les opposants. Le Conseil d’État a mis fin aux différentes procédures le 19 décembre 2025 en rejetant les pourvois des opposants. « C’est une très bonne nouvelle, c’est une très belle étape qui est franchie, on va pouvoir se projeter sur la suite » se félicite Kilian Alvarez, chef de projet éolien pour BayWa r.e.
La suite ce sont de nouvelles études environnementales, le choix du matériel mais aussi les négociations avec les banques avant le début du chantier de construction du parc. Les banques, ça ne devrait pas poser problème selon le technicien. Le projet autorisé par la préfecture en 2023 a été présenté à la Commission de régulation de l’énergie en 2023. Cette instance choisit les meilleurs projets en fonction notamment du critère de viabilité financière. Une étape franchie selon la société. Des investisseurs ont aussi déjà indiqué leur intérêt pour le projet altiligérien.
Un parc de 3 éoliennes mis en service en 2028
En 2023, la préfecture de Haute-Loire avait pris un arrêté pour autoriser l’installation de 5 éoliennes. Pour tenter de trouver un compromis avec les opposants au projet et éviter de nouveaux recours, la société BayWa r.e avait réduit leur nombre à 3. Cela n’a pas empêché de nouvelles procédures. L’entreprise reste aujourd’hui autorisée pour 5 mâts mais n’en n’installera que 3 dans un bois sur le lieu-dit Les Platayres, une « promesse politique ». Mais « ça reste un projet qui est très intéressant » selon Kilian Alvarez.
Les appareils proposeront un rendement entre 2 et 4 Mégawatt par heure, selon le modèle choisi. Cela représente la consommation de 5 à 7000 foyers. Ils feront 150 mètres au bout des pâles. Ces pâles seront à 38 mètres du sol. La construction doit commencer début 2028 pour une mise en service à la fin de cette même année. Avant, ENEDIS devra raccorder le parc et le poste de livraison situé à Salette sur la commune du Mazet-Saint-Voy, situé à une quinzaine de kilomètres. Les lignes seront enfouies en bordure de route.
Le futur propriétaire du parc assure qu’il y aura un suivi environnemental avant, pendant les travaux et pendant l’exploitation (suivi de mortalité, suivi du bridage de la vitesse, retour de la biodiversité).
Un projet à plusieurs millions d’euros avec des retombées financières pour le territoire
Dans le cas d’éoliennes qui produise 3 mégawatt d’électricité par heure, l’investissement est de 5 à 6 million d’euros par unité, soit un global de 15 à 20 millions d’euros d’investissement prévu, en comptant le raccordement et les travaux d’aménagement nécessaires à l’entretien. Le lieu choisi pour l’installation des mâts est particulièrement adapté selon la société. Le vent souffle à 7,4-7,5 mètres/seconde, « un vent considéré comme excellent » selon Kilian Alvarez.
Le terrain sur lequel s’installe le parc est communal. Les Vastres toucheront un loyer d’environ 10 000 € par an et par mégawatt selon les chiffres moyens en France. 3 éoliennes de 3 mégawatt ça signifie 90 000 € chaque année.
A cela s’ajoute la fiscalité, des taxes que va payer l’entreprise BayWa r.e pour l’exploitation. Pour cette puissance, la moyenne par an est de 8 000 € pour la commune, 16 000 € pour la communauté de communes Mezenc Loire Meygal et 8 000 € pour le département. En dehors des retombées financières, Kilian Alvarez pointe que l’aménagement des chemins d’accès au parc et l’eur entretien vont permettre aussi un meilleur accès aux terrains pour les agriculteurs.



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