Vendée : pourquoi 51 classes pourraient fermer à la rentrée malgré une population en hausse?
Alors que la Vendée a gagné plus de 38 400 habitants en six ans, 51 classes de maternelle et primaire pourraient fermer en septembre 2026. Une situation qui s’explique par la chute durable du taux de natalité et un déséquilibre démographique marqué.
@canva C’est un sujet qui suscite de nombreuses réactions : 51 classes de maternelle et de primaire pourraient fermer à la rentrée de septembre 2026 en Vendée. Une décision qui concerne à la fois l’enseignement public et privé.
Une situation qui peut surprendre, alors même que le département continue de gagner des habitants. En six ans, la Vendée a en effet accueilli près de 38 400 nouveaux résidents. Mais cette croissance démographique masque une réalité plus contrastée.
Car les nouveaux arrivants ne sont pas majoritairement des familles avec enfants. Il s’agit d’abord de retraités, attirés notamment par le littoral vendéen après leur carrière professionnelle. Si des actifs s’installent également avec leurs enfants, leur nombre ne suffit pas à compenser la baisse des naissances.
Le nombre de naissance divisée par deux
Un recul de la natalité qui s’inscrit dans une tendance de long terme. En l’espace de 50 ans, le taux de natalité a été divisé par deux : il est passé de 16 naissances pour 1 000 habitants à seulement 7 selon les projections de l’Insee pour 2025.
La chute s’est particulièrement accélérée entre 2020 et 2023. Une période marquée par la crise sanitaire liée au Covid-19, mais aussi par le début de la guerre en Ukraine, deux événements qui ont pesé sur les projets de parentalité.
Or, ce sont précisément les enfants nés durant ces années qui entrent aujourd’hui à l’école, en maternelle ou en CP. Moins nombreux, ils entraînent mécaniquement une baisse des effectifs dans ces niveaux clés.
Selon les projections de l’Insee, cette tendance ne devrait pas s’inverser à court terme. Le nombre d’élèves dans ces classes charnières devrait rester orienté à la baisse dans les prochaines années, ce qui explique les décisions de fermeture envisagées par l’État.
