Un permis d’entreprendre pour les professionnels de l’hôtellerie-restauration testé cet été dans le Var
Le lundi 27 avril, le préfet du Var ainsi que le président de l’Union des Métiers de l’Industrie de l'Hôtellerie ont tenu à organiser une rencontre avec une centaine de professionnels des métiers de la restauration pour discuter des nouveautés prévues.
La réunion a eu lieu dans les locaux de la préfecture ©VMEn cinq ans, près de 2 440 commerces liés aux métiers de l’hôtellerie-restauration ont ouvert. Au total, le département compte 11 880 établissements recensés.
Un permis d’entreprendre pour les nouveaux professionnels
Pendant plusieurs heures, une centaine de professionnels du métier se sont regroupés lundi 27 avril à la préfecture pour parler des difficultés rencontrées face aux papiers, ou encore la concurrence déloyale. Pour y rémédier : un permis d’entreprendre va être mis en place pour la saison estivale 2026, une première en France.
“ Trop souvent, on entend que les professionnels sont perdus. Ce permis, ou plutôt cette formation, va permettre de mettre au clair l'administration, les finances, le social, l’hygiène, les produits stupéfiants. C’est pour les informer” , souligne le président de l’Union des métiers de l’Industrie de l'Hôtellerie du Var, Jean-Pierre Ghiribelli.
Si le permis d’entreprendre est pour le moment expérimenté dans le Var, il est aussi facultatif, au bon vouloir des professionnels.
Autre nouveauté : le name and shame
Depuis plusieurs mois dans le Var, les réseaux sociaux de la préfecture mettent en avant les établissements ne respectant pas la réglementation en vigueur. Restaurants, boulangeries, barbiers ou encore d’autres lieux accueillant du public sont concernés, le plus souvent pour des manquements liés à l’hygiène.
L’an dernier, 15 établissements dans le département ont été contraints de fermer temporairement en raison de défauts d’hygiène. Ils sont déjà 8 depuis le début de l’année à avoir subi la même sanction pour des motifs similaires.
Si cette méthode reste controversée au sein des professionnels de l’hôtellerie-restauration, elle est jugée indispensable par les services de l’État.
“Cela crée une mauvaise publicité pour l’établissement et favorise une meilleure prise en compte des problématiques dès la mise en demeure. Les restaurateurs réagissent ainsi plus rapidement aux non-conformités relevées dans les rapports de la protection des populations” explique Nathalie Guerson, directrice départementale de la protection des populations.
En 2025, 62 établissements ont dû fermer, pour des problèmes administratifs.
