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Un an après l'ouverture du procès Le Scouarnec, le collectif de victimes se mobilise et réclame des mesures

Un an après l'ouverture du procès Le Scouarnec, le collectif de victimes se mobilise et réclame des mesures

Un article rédigé par Alix Berteloot - RCF Sud Bretagne, le 25 février 2026 - Modifié le 25 février 2026
Journal régional de Bretagne soirLe collectif des victimes de Joël Le Scouarnec rassemblé à Vannes ce mardi

Une date anniversaire. Le 24 février 2025, s’ouvrait à Vannes le procès de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec devant la Cour criminelle du Morbihan. Pile un an plus tard, le collectif des victimes, créé pendant le procès, menait ce mardi une action devant le Palais de Justice de Vannes pour faire entendre ses combats.

Plusieurs victimes de Joël Le Scouarnec se sont rassemblées devant les marches du tribunal de Vannes. © Alix BertelootPlusieurs victimes de Joël Le Scouarnec se sont rassemblées devant les marches du tribunal de Vannes. © Alix Berteloot

"Noémie, 9 ans, Méril, 14 ans, Nicolas, 20 ans..." Derrière ces noms et ces âges inscrits sur des pancartes bleues, déposées sur les marches du tribunal de Vannes ce mardi, se dessinent les visages des victimes du pédocriminel Joël Le Scouarnec. Cette action symbolique a été organisée par le collectif de victimes en écho au 24 févier 2025, date d’ouverture du procès hors norme de l'ex-chirurgien.

En 2025, au terme de trois mois d’audience, Joël Le Scouarnec a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles, commis sur près de 300 victimes, en majorité mineures au moment des faits. L’affaire a également mis en lumière de nombreux dysfonctionnements, qu’ils soient judiciaires, médicaux, politiques ou médiatiques, dans la prise en compte de la parole des enfants, des patients et des victimes.

Un procès traité comme un simple fait divers

Pendant le procès, "on s'est rendu compte que l'impact sociétal n'était pas là et que la société, les politiques et les médias ne reprenaient pas le sujet", témoigne Marion, victime et membre du collectif. Emmanuelle, également victime et co-porte-parole du groupe, regrette que les médias aient parfois traité le procès comme "un fait divers lambda". Selon elle, cette audience "aurait dû permettre de montrer les défaillances systémiques" et de voir que "les personnes qui avaient le pouvoir d'arrêter Le Scouarnec, ne l'ont pas fait". 

C’est pour dénoncer ces manquements et contribuer à une évolution des moyens que le collectif de victimes de l’ancien chirurgien a vu le jour. Il rassemble aujourd’hui environ 70 victimes et leurs proches, et poursuit un double objectif : obtenir des mesures concrètes pour renforcer la protection des enfants et améliorer la reconnaissance des victimes de pédocriminalité.

"Pour que ça n'arrive plus jamais"

Un an jour pour jour après l’ouverture du procès, plusieurs membres du collectif se sont ainsi rassemblés devant le Palais de justice de Vannes. Quatre représentants ont pris la parole pour lire un communiqué, parmi lesquels Yvan. "Je suis là aujourd'hui pour que les ministres et députés tiennent leurs engagements et que les mesures que l'on propose soient mises en place pour que ça n'arrive plus jamais aux générations futures", affirme-t-il.

En juin dernier, le collectif a été reçu par le ministère de la Santé pour présenter plusieurs propositions, notamment l’interdiction d’exercer toute profession de santé aux personnes condamnées pour violences sexistes ou sexuelles, ainsi que l’accès encadré des établissements de santé au casier judiciaire des soignants.

© manfredrichter - Pixabay
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Journal régional de Bretagne soir
© manfredrichter - Pixabay
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