Accueil
Tour de France féminin : une course qui change d’échelle

Tour de France féminin : une course qui change d’échelle

Un article rédigé par Lauralie Margalejo - RCF, le 31 juillet 2026 - Modifié le 31 juillet 2026

Top départ pour le Tour de France féminin samedi 1er août ! Le peloton partira de Lausanne en Suisse et franchira la ligne d’arrivée le 9 août à Nice. Entre un départ à l’étranger et des étapes spectaculaires, notamment l’ascension du Mont Ventoux, le cyclisme féminin atteint des sommets !

© Pexels© Pexels

Départ à l’étranger, retour du contre-la-montre et étape mythique au Mont Ventoux, le parcours du Tour de France féminin 2026 promet d’être exigeant et spectaculaire. « Sur le papier, c’est celui qui me fait le plus peur (…) c’est le plus dur qu’ils nous aient jamais proposé », affirme Alison Avoine, rouleuse de l’équipe Ma Petite Entreprise, au micro de Matthias Troude. Le parcours partage de plus en plus de références avec la Grande Boucle masculine et n’échappe pas aux débats sur une surenchère du spectacle, au détriment de la santé des athlètes. Julie Bego, grimpeuse chez Cofidis et prétendante au maillot blanc, estime que le parcours 2026 du Tour de France féminin est raisonnable. En revanche, sur d’autres courses, elle se demande « pourquoi faire aussi dur puisque ça ne change pas le résultat et ça fait des fois une course moins spectaculaire ? ».

Une professionnalisation croissante

S’il y a bien une course qui a fait rentrer le cyclisme féminin dans une autre dimension, c’est le Tour de France. Désormais, « quasiment toutes les équipes masculines ont leur équivalent féminin, on profite des mêmes infrastructures que les hommes, on a le même matériel et on a aussi un bus », se réjouit Julie Bego. Et c’est en grande partie grâce à la médiatisation croissante de l’événement. « Les premières courses professionnelles que j’ai faites, mes parents ne me demandaient pas s’il y avait une rediffusion, on ne se posait même pas la question puisque de toute façon il n’y en avait pas », se souvient Alison Avoine. Les aficionados de la Grande Boucle peuvent maintenant suivre les coureuses à la télévision.

Et qui dit professionnalisation dit aussi salaire. Toutes les coureuses du Tour touchent au moins le SMIC et le salaire minimum passe à 35 000 € bruts annuels chez les grosses équipes. Cependant, les cyclistes restent prudentes. Alison Avoine garde son cabinet libéral à côté et Julie Bego tient à terminer son master.

Un équilibre précaire

Malgré la professionnalisation du cyclisme féminin, le milieu reste fragile. Ces dernières années, plusieurs équipes féminines ont cessé leurs activités en raison de difficultés financières. C’est le cas de Creatizit, Arkéa ou encore EF Education. Julie Bego explique que le cyclisme est très dépendant des sponsors : « il faut un budget de plus en plus grand pour monter une équipe ». Elle estime que « si le cyclisme coûte trop cher, il risque de s’effondrer par la base ».

Ce qui ne risque pas de s’effondrer en revanche, c’est le soutien du public. Alison Avoine constate qu’il y a « de plus en plus de monde sur le bord des routes ». Il manque une seule chose au Tour de France féminin : la fameuse épreuve parisienne sur les Champs- Élysées, dont rêve Julie Bego. 

Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.