Toulon : quand la Marine nationale met de futurs ingénieurs au défi
80 étudiants de l'école d’ingénieurs ISEN Méditerranée à Toulon ont participé à un Innovathon organisé par le laboratoire d’innovation de la Force d’Action Navale ( FANLab ) à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral.
10 projets ont été présentés à l'occasion de cet Innovathon. Photo TSAprès deux petites heures de sommeil sur un lit de camp installé dans le hangar du porte-hélicoptères amphibie Mistral, Mila et son groupe se remettent à la tâche. "On travaille avec le médecin en chef du bâtiment. Le système de gestion des patients est assez archaïque. Il repose sur des feuilles, un tableau. Il souhaite digitaliser et centraliser les données", explique cette étudiante en dernière année à l'école d’ingénieurs ISEN Méditerranée à Toulon. Elle participait jeudi 15 et vendredi 16 janvier, avec 80 camarades, à l'Innovathon organisé par le laboratoire d’innovation de la Force d’Action Navale ( FANLab ).
10 projets ont été proposés à l'occasion de cet Innovathon
Centraliser la prise en charge médicale, optimiser les trajets maritimes, créer une plateforme de gestion intelligente des pannes, … au total 10 projets sont lancés. Les étudiants peuvent compter sur le soutien de marins. "Nous leur avons proposé une visite du bateau et à partir de ce qu'ils ont vu, de leurs échanges avec nous sur nos façons de travailler ou nos outils, ils ont réfléchi à leurs projets", raconte l'enseigne de vaisseau Hugo. "Maintenant nous les aiguillons sur ce qu'il est possible de faire ou pas. Certaines idées ne pourraient pas être mises en application parce que nous sommes sur un bâtiment de combat. Nous avons dans le domaine cyber par exemple des contraintes plus fortes que dans le civil".
"La Marine nationale n'est pas qu'une vielle dame"
Pour l'enseigne de vaisseau Laetitia, cheffe du FANLab et à l'initiative de cette opération : "Le regard des étudiants est neuf et donc très intéressant parce qu'il change de notre vision et apporte de nouvelles idées. C'est aussi important de leur montrer que la Marine nationale n'est pas qu'une vielle dame mais qu'elle innove, qu'elle évolue".

"Au-delà de la Marine, il y a les entreprises qui travaillent pour elle", renchérit Agnès Laville. La directrice de l'ISEN Méditerranée très heureuse de ce partenariat qui "permet à nos élèves de prendre conscience de l'intérêt de leur formation mais aussi de l'intérêt qui nous dépasse à savoir celui de la nation".
Une expérience concluante
"Il y a de très bonnes idées dont certaines que l'on pourrait utiliser si elles étaient développées", assure l'enseigne de vaisseau Hugo pour qui l'expérience est concluante. Sentiment partagé par Mila : "C'est une hyper bonne expérience, très enrichissante".
