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Théâtre

Un article rédigé par Jean Pruvost - RCF,  -  Modifié le 13 mai 2019
À l'occasion de la prestigieuse cérémonie des Molières qui récompense chaque année les meilleurs talents, petit retour sur l'origine du mot théâtre.
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Bien sûr, théâtre est un mot d’origine grecque, de la famille de thea, qui signifiait la vue, le spectacle. Et sous l’Antiquité, c’est d’abord un lieu en plein air, adossé à une colline creusée en hémicycle. Et en vérité, en ce lieu on distinguait quatre parties, d’abord le theatron, l’enceinte destinée aux spectateurs, ensuite l’hyposcenium, le dessous de la scène et le mur la soutenant, puis le proscenium, en somme l’avant-scène où jouent les acteurs, et l’orchestre dont le nom est transparent. 

C’est au XIVe siècle qu’on appellera théâtre la salle tout entière destinée au spectacle. Et puis plus largement au XVIIe siècle,  tout ce qui concerne ces spectacles.

ET COMME ON JOUAIT SUR UN PLANCHER ON A ÉVOQUÉ LES PLANCHES ?

En effet, mais contrairement à ce qu’on imagine, cela ne date pas du théâtre en plein air sur des tréteaux, l’expression est née en 1761, au pluriel, monter sur la planche, ce serait une planche à voile ! Pourquoi les planches parce que la scène était simplement constituée de grosses planches. On a alors joué d’images pour dire qu’une actrice ou un acteur de talent brûlait les planches, jolie formule pour les acteurs plein d’ardeur !

ET LES TROIS COUPS, ILS DATENT DE QUAND ALORS ?

Eh bien cette tradition très française date du Moyen-Âge, où les trois coups symbolisaient la trinité, et terminaient les mystères. On dit que comme le théâtre était mal perçu par l’Église, où il est né pourtant, les comédiens conjuraient les sanctions en ponctuant le premier des trois coups par Au nom du Père, le suivant par Au nom du Fils et le dernier par et du Saint-Esprit.

Il y eut aussi une tradition faisant rouler neuf coups précipités, peut-être en hommage aux neuf Muses de la Grèce antique, ou encore onze coups, symbolisant les onze apôtres en excluant Judas. On a aussi dit que les trois coups correspondaient aux trois saluts des comédiens qu’exécutaient les comédiens avant la représentation.

En tout cas pas d’erreur, pas quatre coups, ah non, on serait alors aux 400 coups. Et là, ce serait une autre histoire, avec les 400 coups de canon de Vauban contre Montauban. Trois coups ça suffit !

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