Sophie Rognon, directrice de Vulcania : "Le pouvoir d'achat est pour nous un vrai sujet de préoccupation"
Après avoir accueilli 390 000 visiteurs l'an dernier (quatrième meilleure année depuis l'ouverture), le parc Vulcania, sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, a rouvert hier ses portes au grand public. Avec ambition, mais dans contexte incertain pour le pouvoir d'achat des familles. Entretien avec sa directrice, Sophie Rognon.
Sophie Rognon dirige le parc Vulcania, situé à Saint-Ours, depuis 2022 © RCFQuelles sont les grandes nouveautés pour cette année 2026 ?
Nous avons pris l'engagement l'année dernière de lancer tous les ans au moins une grosse nouveauté majeure, au sens d'une attraction. Cette année, ce sont quatre nouveautés qui vont jalonner la saison du parc. D’abord, le planétarium fait peau neuve avec un renouvellement complet de la programmation, deux nouveaux films permanents et aussi deux programmations spéciales, une qui ira jusqu'au mois de juin et l'autre qui ira du mois de septembre à la fermeture du parc début novembre. Donc on pourra découvrir ces nouveaux films, un film d'animation pour le plus jeune public et un autre véritablement sur les rencontres dans la voie lactée, qui est d'ores et déjà disponible depuis la réouverture.
Mais ce n'est pas tout puisque se renouveler, c'est aussi renouveler les attractions dynamiques du parc. Et au mois de juin ouvrira Expédition Hawaï. Avec cette nouveauté, le spectateur pourra embarquer dans un vaisseau spécial qui permettra d'aller surfer sur les coulées de lave, sur les pentes du Kilauea, un volcan hawaïen, l’un des plus actifs au monde.

Pourquoi cette thématique et quelle est en finalité la cible ?
Il y a un rêve universel de tous les visiteurs de Vulcania, c'est d'aller au plus près des coulées de lave ! Donc là, plus qu'une navigation, ce sera véritablement une expédition, une descente à grande vitesse. C'est une inspiration de celle qu'avait eue Maurice Krafft, volcanologue, qui avec son épouse Katia ont travaillé sur l'ouverture du parc Vulcania.
Les visiteurs seront guidés par Lila, jeune volcanologue de notre époque que nous avons imaginé, et qui va accompagner les visiteurs sur l’exploration d’un volcan en activité. C’est une attraction dynamique qui combine à la fois une idée et sa mise en scène.
Vous présentez un partenariat avec le festival de musiques Eurapox à Clermont, qui fête cette année ses 20 ans. Comment va-t-il se concrétiser ?
Oui, un projet, un pari entre deux acteurs emblématiques de l'Auvergne, l’un culturel, l’autre touristique. Nous nous associons pour créer un concept inédit, les soirées volcaniques de Vulcania.
Il y aura deux concerts fin juillet, dont les dates seront dévoilées fin avril avec une programmation d'artistes et surtout un concept très original qui s'appellera Parc et Musique. Cela n’existe nulle part en France. L'idée est de proposer une programmation, soit pour toute la journée plus la soirée, soit la soirée de 19h à 23h30. Pendant que des artistes se produiront sur scène, les visiteurs spectateurs auront accès aux attractions dynamiques du parc et pourrint, dans ce cocktail musical et d'attractions, passer une soirée originale !

La réouverture du parc coïncide avec un contexte de nouveau tendu pour le pouvoir d’achat des familles. Illustré par la flambée du prix des carburants. Comment allez-vous répondre à cette crise du pouvoir d'achat, pour le plus grand nombre, pour les familles ?
C’est un vrai sujet de préoccupation pour nous et pour la Région, et nos tarifs sont très encadrés. Nous avons une très faible augmentation tarifaire cette année de 50 centimes sur nos billets, donc c’est très contenu par rapport à ce qui se passe dans le secteur d'activité dans lequel nous évoluons. Nous maintenons un tarif avantageux et des promotions, dont le pass senior de la région qui permettra à ces personnes de venir à tarifs très préférentiels.
Avec le contexte international, la guerre au Moyen-Orient, beaucoup de Français vont rapatrier leurs destinations du printemps et de l’été. La France, l’Auvergne, pourraient en profiter. Comment comptez-vous répondre à cette donne ?
Nous allons proposer des ouvertures étendues, de plus en plus en nocturnes. Et avec une tarification qui est très avantageuse, parce que pour faire une nocturne sur le parc de Vulcania, c'est 1,50€ de plus sur le billet de la journée. Nous lançons un nouveau spectacle son et lumière avec pyrotechnie, à partir de la première nocturne qui sera le 8 juillet. Et puis nous renouvelons aussi les Astronomiales, où l'on thématise le parc sur le thème de l'astronomie de 19h à minuit, avec les équipes et scientifiques du parc de Vulcania, mais aussi avec toutes les associations d'astronomie qui se joignent à nous Afin d'amener nos visiteurs à de la lecture de ciel, de la découverte de planètes éloignées à travers les télescopes et de la manipulation.
Vous attendez peut-être à recevoir plus de clientèle française hors région, vous allez communiquer encore plus notamment sur Paris ?
Nous communiquons fortement fortement au niveau national, et international sur les pays frontaliers de la France qui sont pour nous la cible de clientèle étrangère. Aujourd’hui, Vulcania c’est trois quarts de ses visiteurs qui ne sont pas d’Auvergne.


Chaque jour à 6h35 et 7h33, rencontre avec un acteur auvergnat qui fait l'actualité.
