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Sécurité: La police municipale de Grenoble se dote de caméras embarquées
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Sécurité: La police municipale de Grenoble se dote de caméras embarquées

Un article rédigé par Laura Charles - RCF Isère,  -  Modifié le 10 décembre 2019
La ville de Grenoble à mis en place pour chaque patrouille de la police municipale un système de caméras individuelles, chaque patrouille devrait en être équipée en permanence.

Le 10 décembre a été présenté le systéme de caméras individuelles dont est équipée depuis début juillet 2019 la police municipale de Grenoble.

La loi a cette année rendu légal le port de caméra lors d'interventions de la police. La ville de Grenoble a donc mis en place pour chaque patrouille de la police municipale un système de caméras individuelles, chaque patrouille doit en être équipée en permanence.
Au total : 28 caméras ont été livrées pour couvrir les besoins des 90 agents municipaux en service dans la ville.

Pour le chef de la police municipale grenobloise, le dispositif s'avère très efficace. "Dans la grandes majorités des cas, le simple fait de déclencher la caméra permet d'apaiser l'intervention, on a beaucoup moins d'insulte car la caméra est là, on ne peut plus dire qu'on a rien dit"
Autre avantage de la caméra embarquée : "un agent peut ne pas être parfait, avec la caméra, on peut voir les point à améliorer pour éviter d'envenimer les situations, ça oblige  a être plus consciencieux"


 

Un encadrement strict

Les images ne pourront être utilisées que lors d'interventions et les enregistrements ne peuvent être visionnés que sur accord de la justice, par les responsables de la police municipal ou par des agents de la police judiciaire. Les agents  porteurs des caméras, eux, ne peuvent pas avoir accès aux images. 
Enfin, pas question théoriquement de filmer les administrés à leur insu : ils sont toujours prévenus verbalement par les agents avant chaque enregistrement et par un "bip" sonore émis par l'appareil.
En ce qui concerne les enregistrements, ils sont conservés durant 6 mois sur un serveur sécurisé avant d'être définitivement effacés. 

Par ailleurs, la décision peut paraitre surprenante : on le sait, le maire de la ville, Eric Piolle, s'est toujours montré fortement opposé aux caméras de vidéo-surveillances. Mais il justifie la mise en place des caméras embarqués par la présence de ces régles pour encadrer et permettre le respect des droits des personnes filmées. "Personne ne regarde ses vidéos, sauf sur demande de la justice". Une différence de taille, selon l'édile.


 

TROIS DEMANDES DE VISIONNAGE DEPUIS JUILLET

Depuis que les caméras individuelles ont été mise en place en juillet dernier, trois demandes d'exportations d'enregistrement ont été réalisées dans le cadre de procédures judiciaires : les images ont permis d'innocenter les policiers dans le cadre d'une plainte pour violence, de prouver la violence d'un contrevenant à l'encontre des policiers ou encore de préciser les circonstances d'un accident de la route.

 

 

 

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