Sécheresse : une convention signée pour garantir l’eau aux agriculteurs
Face aux sécheresses répétées, l’État, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la Chambre d’agriculture ont signé une convention pour sécuriser la ressource en eau en Haute-Loire. Un poste dédié sera créé pour accompagner les agriculteurs.
Cette convention doit permettre d’assurer la disponibilité de la ressource en eau sur la Haute-Loire, même en cas de sécheresse. ©RCF Haute-LoireL’épisode du Bouchet-Saint-Nicolas a fait ressortir une situation de plus en plus présente en Haute-Loire : l’accès à l’eau est parfois compliqué. Problème : pour l’agriculture, l’eau est vitale. Pour assurer sa disponibilité, l’État, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la Chambre d’Agriculture viennent de signer une convention. Elle doit permettre de mettre en place des actions dans les prochaines années.
Les priorités sont nombreuses selon la préfecture : préserver la ressource, sécuriser les filières, garantir l’accès à l’eau des dispositifs d’abreuvement des animaux, préserver les zones humides ou développer les retenues colinéaires. La Haute-Loire compte “une centaine de retenues donc on va pas en construire des milliers non plus” tient à rassurer le président de la Chambre d’Agriculture, Yannick Fialip. De son côté, le directeur de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, Loïc Obled estime que ce genre de dispositif, parfois décrié, “fait partie de la solution mais n’est pas l’unique solution”.
Fort de l'expérience des derniers étés, parfois très secs sur la Haute-Loire, ce genre de signature doit permettre d'accélérer les actions d'économie d'eau, de gestion et de sécurisation de la ressource.
Une personne embauchée pour aider les agriculteurs à gérer l’eau
Concrètement, cette feuille de route sera déclinée à travers un recrutement d’une personne dans les prochains mois. Son boulot : “faire des diagnostics sur les territoires pour accompagner les agriculteurs à être économe en eau” explique Loïc Obled. En clair : faire du conseil en irrigation ou sur les retenues colinéaires. L’enjeu est important selon le directeur de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne : “il faut sortir de la gestion de crise permanente”.
Cette convention acte les financements nécessaires pour le recrutement de cette personne. Son salaire sera pris en charge à 70% par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, 30% par la Chambre d’Agriculture. Elle devrait arriver “dans les prochains mois” précise Yannick Fialip, sans s’avancer.
La convention vient d'être signée par les différentes parties en préfecture. ©RCF Haute-Loire