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Sant'Egidio: "changer le monde avec la joie de l'Evangile" explique Valérie Régnier
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Sant'Egidio: "changer le monde avec la joie de l'Evangile" explique Valérie Régnier

RCF,  -  Modifié le 26 juin 2021
3 questions à Sant'Egidio: changer le monde avec la joie de l'Evangile explique Valérie Régnier
Le Saint Père a fait le déplacement dimanche place Sainte Marie du Trastevere à Rome pour célébrer le 50ème anniversaire de la communauté Sant'Egidio.
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Le Pape François est allé à la rencontre de Sant'Egidio. Née en 1968, au lendemain du concile Vatican II, à l’initiative d’Andrea Riccardi, dans un lycée du centre de Rome, Sant'Egidio est devenue un réseau de communautés qui, dans plus de 70 pays dans le monde, œuvre auprès des plus pauvres et pour la paix. La prière, les pauvres et la paix sont les piliers de cette communauté de laïcs forte de plus de 60 000 personnes.
 

Quelle est l’intuition de départ de la communauté ? Sur quoi repose sa spiritualité ?

"Sant’Egidio est née le 7 février 1968 à Rome à l’initiative d’Andrea Riccardi. C’était un groupe de lycéens qui voulait changer le monde. En 1968, changer le monde, c’était, dans le contexte romain, changer le monde avec la joie de l’Evangile, la force de la prière, et non la force des brigades rouges, un groupe anarchiste qui voulait prendre le pouvoir par la force pour une meilleure justice dans le monde. Ce groupe de jeunes lycéens s’est posé la question de savoir ce que voulait dire rendre la justice aux plus pauvres. Et il y a eu cette route qui a été tracée au lendemain de Vatican II, qui est d’aller à la rencontre des plus pauvres" explique Valérie Régnier, responsable en France de la communauté de Sant'Egidio.
 

En 50 ans le monde a bien changé, les missions de la communauté ont elle évolué ?

"Le monde a beaucoup changé en 50 ans. En 1968, chaque jeune était fier de faire partie d’une communauté. En 2018, bien sûr il y a les réseaux sociaux, mais faire partie d’une communauté est moins une évidence. On est dans un monde quand même plus individualiste, dans un monde globalisé, et l’on se pose aujourd’hui la question de comment continuer à vivre la charité, dans ce contexte mondialisé, avec une jeunesse qui est confrontée à ce monde, au terrorisme mondialisé. Nous continuons la solidarité quotidienne, mais il y a de plus en plus de pauvres dans les rues" conclut Valérie Régnier.

 

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