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Santé: le corps infirmier est en colère
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Santé: le corps infirmier est en colère

RCF,  -  Modifié le 30 juin 2021
3 questions à Santé: le corps infirmier est en colère
​Les 660.000 infirmiers de France vont faire entendre leur voix. Dans le collimateur des syndicats, le plan Santé 2022 qui ne reconnait ni ne valorise leur profession.
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Quelles sont les raisons qui font que pour la première fois, l’ensemble des organisations s’unissent pour cette journée de mobilisation ?

"Notre système est confronté à des problématiques qui sont doubles. La première, c’est l’explosion des maladies chroniques, la deuxième, c’est le vieillissement de la population. Aujourd’hui si les infirmières ne sont pas partie prenantes concertées sur les solutions à apporter à ce double défi, le système ira forcément dans le mur" explique Daniel Guillerme, vice-président de la Fédération nationale infirmière.
 

Quand vous parler de manque de reconnaissance, s’agit-il du statut, du salaire, des conditions de travail ?

"Si vous regardez les salaires moyens des pays de l’OCDE, on est plus près de 20ème position que de la dixième. Pour ce qui concerne d’une manière générale le métier d’infirmière, aujourd’hui on a le sentiment que les compétences infirmières ne sont pas exploitées à leur maximum dans le système que l’on connait. On demande une augmentation de nos prérogatives dans un contexte de désertification médicale. On a le sentiment que l’on apporte est une solution médico-centrée mais qui ne va pas résoudre les problèmes qui se posent aux populations aujourd’hui" ajoute-t-il.
 

Est-ce également un problème d’effectif ?

"On est le corps de santé le plus important. C’est une profession qui connaît une croissance assez dynamique. L’installation en libérale, c’est 5% par an. Par contre ce que l’on observe, c’est que de plus en plus d’infirmières quittent des établissements pour s’installer en libéral car elles fuient des conditions pitoyables" précise Daniel Guillerme.
 

Quelles sont vos revendications ?

"Que l’on instaure un vrai dialogue avec la profession, que l’on ne soit pas mis devant le fait accompli. On n’a pas le sentiment que le gouvernement est attentif à nos demandes. On se demande même s’il les écoute ou s’il les entend" conclut-il.

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Émission 3 questions à © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
3 questions à

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